02.01.2007
Réveillon..... ou pas
Tous les ans, c'est pareil.
Le réveillon, c'est bien, mais quand on sait que les fiesta les plus réussies sont les fiestas improvisées (du genre de celle ou vous finissez tout habillé dans la douche, une bouteille à la main, en train de beugler le générique de Titanic, pendant que le chéri glousse hystériquement en essayant, sans y parvenir, de vous rejoindre dans la douche), une fête ou tout le monde est obligé de s'amuser le 31 décembre à minuit, ça colle une sacrée pression.
Oui, si tu t'amuses pas, t'es un looser et t'as pas d'amis. C'est comme ça. Enfin il parait.
De toutes façons, à minuit, après le compte à rebours, tous les invités se jettent frénétiquement sur leurs portables pour envoyer des textos de bonne année à leurs amis, enfin ceux avec lesquels ils ne sont pas, c'était bien la peine de larmoyer des heures à l'apéro en expliquant que le réveillon, c'était fait pour être passé avec les amis, les vrais, ceux qu'on aime quoi, parce qu'on choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis, trémolo.
Bref. En plus, je vous demande bien pourquoi le réveillon a lieu un 31 décembre. Essayez d'être sexy un 31 décembre. C'est pas simple, simple.
Déjà ça caille. Enfin, en France, après pour ceux qui passent leur 31 aux Bahamas, je peux pas dire, j'ai pas testé encore (l'an prochain, je veux bien être invitée, si ça intéresse quelqu'un). Mais ailleurs, les décolletés pailletés par moins 3, ça va quand vous atteignez les 4 grammes dans chaque bras, avant, ça fait un sourire un peu figé.
A minuit, j'avais l'impression que mon sang mutait lentement en Nicolas Feuillate cuvée brut. A une heure du matin, j'étais devenue la femme chocolat (mais en revanche, pour me tailler les hanches à la hache, je vais réfléchir encore un peu, hein).
A deux heures, j'ai rejoint des copains, portée (enfin trainée plutôt) par le docteur G, sur la place du Bouffay à Nantes. On a fait la fête pour refuser le passage en 2007.
Après je sais plus. Du coup j'ai déjà perdu les premières heures de 2007.
Je m'en remets difficilement, là, de retour devant mon PC. Je sais pas vous, mais moi, 2007 je la sens bien. On se sent tout neuf en début d'année.
(C'est surtout mon foie qui est tout neuf, c'est bien simple, il est déconnecté du reste de mon corps)
16:03 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
24.10.2006
Love,etc
Pour ceux qui ont suivi (en même temps, c'est pas simple, simple, je m'en rends compte), le docteur G a trouvé un appart.
C'est à dire qu'il n'habite plus chez moi tous les jours, mais que j'habite chez lui la moitié et lui chez moi l'autre moitié.
Pourquoi? Parce qu'on aime bien faire compliqué, c'est vachement plus marrant que de faire simple. Par exemple, je me traine une tonne de maquillage et de linge (propre la veille, sale le lendemain), alors qu'on pourrait avoir toutes nos affaires au même endroit. Oui, mais non.
On attend un peu, on fait la transition en douceur, et en vrai de toutes façons, j'ai un préavis de 3 mois, et mon bailleur refuse de comprendre le caractère obligatoire de l'amour.
Pour mettre un peu de piment dans cette situation beaucoup trop simple à notre gout, nous avons choisi d'avoir nos deux appartements LOINS l'un de l'autre.
Le docteur G a son appart en banlieue, il faut prendre un TRANSILIEN pour y aller (et après un bus). Je vous dis pas l'expédition. M'enfin là n'était pas l'objet de cette note, parce que là, ce matin, on a eu une toute petite légère divergence d'opinion sur le fait que cette putain de gare est méga loin sa mère, qu'il y a des embouteillages de malade dans cette ville et que non, je regrette, non, c'était pas à MOI de prévoir et de me lever 30 minutes plus tôt (!!!!!! quelques fois je me dis qu'il me connaît bien mal, moi qui suis prête à tout, absolument tout, pour grapiller 3 minutes de sommeil supplémentaires), pour marcher sous la pluie jusqu'à la gare, et que merde, il aurait pas pu habiter à Paris non?
Bref, passons, les joies du couple passent par une communication facile et encouragée par chacun des partenaires, c'est bien connu.
Nounounou, le problème est tout autre, voyez vous. Cet appartement super loin, aveuglée par l'amour, j'ai accepté d'y migrer dès que mon préavis prendra fin. Donc ce sera NOTRE appartement. Pour le moment, bien sûr, y'a rien dedans. Ou presque. Le docteur G aime les "belles choses, avec des lignes sobres, pour pas boucher l'espace et la lumière ".
Et moi j'adore les couleurs vives, et tous ce qui encombre les rayons d'Ikéa comme petite décoration trooooop mignonne. Moi j'aime le côté nid, lui, il aime le côté design.
Ce WE on part en expédition chez Ikéa (je sais, je sais, je me sens comme une caricature vivante de petit couple, ces temps ci). Priez pour moi, si vous y pensez.
Je sens qu'on sera jamais d'accord sur la couleur des rideaux ou du canapé.
Bon ce qui est bien, c'est qu'après on se réconciliera avec des trémolos dans la voix et des regards larmoyants. Ce sera bien ;))
10:33 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, vie de couple, emménager ensemble
19.10.2006
Et le rideau sur l'écran est tombé
11:29 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, cinéma, The Queen
17.10.2006
Once upon a time
J'ai passé les 22 premières années de ma vie à courir, à douter, à imaginer des tas de trucs.
J'ai toujours eu l'imagination fertile. J'ai toujours révé d'un ailleurs.
Quand j'étais petite, je trouvais mon prénom moche. J'ai donc décidé de m'appeler Maellis. Comme ça, arbitrairement, du haut de mes 5 ans. J'ai donc soigneusement prévenu l'ensemble des gens susceptibles d'avoir un jour besoin de m'appeler par mon prénom, et dès ce moment, j'ai cessé de répondre à mon vrai prénom.
Ca a causé de multiples problèmes à mes parents. J'étais têtue comme une mule. Evidemment je n'ai pas eu gain de cause, mais ma mortification a été telle que j'ai procédé à ma première fugue.
Dans un sac à dos rose, avec des oreilles de lapin, j'ai fourré mes petites culottes (pour pouvoir me changer, j'avais déjà une conscience très aigue de l'importance de l'hygiène ET du changement régulier d'habits..), des clémentines (pour me sustenter dans la jungle urbaine) et un peu d'argent de poche.
J'ai fugué au coin de ma rue. Ma mère me surveillait de la fenêtre de l'étage, ce que bien sur j'ignorais. J'ai attendu, attendu, et bien entendu, personne n'est venu.
Depuis ce jour, j'attendais. (j'ai comme l'impression d'être Céline Dion, là, j'assume moyen!)
Je n'attendais pas quelqu'un qui remplirait ma vie ou lui donnerait un sens, j'attendais celui qui comprendrait, qui marcherait à mes côtés.
Et je l'ai trouvé.
De terrasses en terrasses, du pinot noir au coin du feu, des balades sous la neige, des batailles d'oreillers, des silences, des confidences, des éclats de rire, des photos iodées, du sel dans les voiles, des draps froissés, des rillettes au milieu de la nuit, des rêves devant le Monde, des nuits au volant, une pause, les urgences de Dijon, des listes, des post it, des imprévus, une robe de coktail noire.
De nuit en nuit, de jour en jour, je ne suis plus seule.
Quelque fois je crois qu'en fait je n'ai plus rien à dire, parce que j'ai trop à vivre.
Et que vous ne m'en voudrez pas, quand vraiment je partirais....
09:57 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
12.09.2006
Amour, mètres carrés et autres complications...
Bon faudrait savoir.
J'ai pleuré pendant un an pour que le docteur G revienne à Paris.
Je lui ai fait des yeux mouillés tous les dimanches soirs, dans des brasseries glauques de gares pour qu'on habite ensemble. Je lui ai dressé un tableau idyllique de notre vie de petit couple qui se ferait des petits diners aux chandelles et paresserait au lit.
Bref, je l'ai voulu, hein soyons clairs, je ne peux pas dire que je ne m'y attendais pas.
Ben je l'ai eu. Le docteur G vit officiellement 5 jours par semaine chez moi. Donc 5 nuits sur 7.
Voilà.
Bon
C'est cool.
Mais avoir un mec à domicile....dans un appart conçu pour abriter une fille et ses tonnes de fringues qu'elle ne met jamais, c'est pas pratique.
Ca donne lieu à de cocasses petites situations. Dans lesquelles je m'éneeeeeeeeerve contre l'inertie et le détachement du docteur G, contre son absolue capacité à se foutre royalement du bordel infâme qui règne dans mon home sweet home. Il me lance généralement un regard consterné, du genre "Mais comment de semblables détails peuvent ils te mettrent dans un tel état? On dirait ta mère!". ET je me sens comme une atroce mégère désespérée, hirsute, le cheveu gras, des gants roses sur les mains, des pantoufles au pied pour pas rayer eul'parquet.
C'est horrible.
En même temps, si je veux que ça soit moins le bordel, je n'ai qu'à vider mes placards pour faire de la place aux affaires du docteur G. Oh, ça va, doucement, c'est ce que je suis en train de faire. Je refourge moultes fringue achetées compulsivement et jamais portées sur Ebay. Mais bon j'y vais doucement. Faut pas me brusquer. Ca m'arrache le coeur moi tout ça.
Des chaussettes qui trainent partout (et qui sont même pas à moiiiiiiiiiiiiiiiiii!!), des miettes sur le canapé, le lit jamais refait (avec plein de caleçons planqués dessous, qui tiennent compagnie aux moutons de poussière...)
Heureusement qu'on s'aime!
Bon enfin si jamais vous entendez parler d'un appart de 70 m 2 pas cher, appelez moi!
16:55 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
01.08.2006
Comme un rayon laser (part I)
Il n'y a pas eu de ciel gris qui se déchire pour laisser passer des nuées insolentes. Le monde ne s'est pas arrêté de tourner.
Tout était à sa place, rien n'avait changé.
La première fois qu'elle l'a rencontré, elle sortait d'une éprouvante rupture. Le coeur en miette, elle se forçait à continuer, parce que c'est comme ça, c'est la vie, qu'on croit toujours qu'on ne s'en sortira jamais, mais qu'un jour ça fait un peu moins mal, et que le lendemain, on s'en fout. Presque.
Comme elle avait passé l'après midi à pleurer, en beuglant des "pourquoi, pourquoi!!", ses amis L et B avaient décidé de l'incruster à un diner. Autant vous dire qu'elle n'avait pas la moindre envie d'y aller. Elle avait dormi 3 heures la nuit précédente (trop occupée à tenter de comprendre pourquoi elle s'était fait larguée comme un steak trop cuit, pour la 5ème fois par le même mec), et en plus elle portait un pull turquoise troué sous l'aisselle droite. Oui mais c'était son préféré, et quand on pleure, on a un peu le droit de régresser.
Mais finalement elle s'était laissé convaincre. C'est plus facile de suivre mollement que de rentrer seule, de retrouver des photos déchirées et un pot de Nutella presque vide. C'est la première fois qu'elle a rencontré le docteur G.
Le dîner était chez lui. L'appart était sympa, en se penchant sur la terrasse on voyait le sacré coeur. Elle n'en a pas gardé un souvenir très clair. Une salade de pâtes et d'olives, du vin. Elle a trouvé le docteur G mignon. Mais tellement sûr de lui. Tellement minet orgueilleux... Et puis de toutes façons, elle avait encore le coeur brisé. Elle ne voulait pas entendre parler d'amour.
Elle était repartie, après un échange de vannes particulièrement serré avec le docteur G. Lui avait beaucoup ri.Elle s'était sentie agressive, sur la défensive. Dans le métro, elle écoutait "J'aime pas l'Amour" d'Olivia Ruiz, et elle fredonnait les paroles.
6 mois ont passé. Elle n'a pas revu le docteur G. Elle a oublié jusqu'à son existence. Elle a rafistolé son coeur, lentement. Il y a eu d'autres hommes. Mais pas d'amour. Elle avait peur de ne plus savoir aimer. Un soir, elle avait dit à sa meilleure amie qu'elle sentait bien qu'elle était devenue trop dure, qu'aucun homme ne trouvait plus grâce à ses yeux. Elle avait haussé les épaules. "C'est pas grave, je ferais une grande carrière. Et quand je serais vieille et très riche, je prendrais des gigolos". Elles avaient ri.
Nous sommes en février maintenant. Il fait froid. L et B ont annoncé leur mariage, et ils ont organisé un week end en Touraine, avec tous leurs amis, pour fêter ça. Elle n'a pas trop envie de venir, c'est loin, et puis elle passe son diplôme la semaine d'après. En plus il n'y aura que des couples. Mais L et B sont des amis. ET puis bon, ça lui fera un bon week end, avant l'arrivée du printemps.
Elle arrive le vendredi soir, à 2 heures du matin. Le samedi matin, elle rigole avec des copines près de la cheminée, elle mate un peu, des fois qu'il y aurait des mecs mignons. Et elle voit un grand brun, avec des yeux très verts ouvrir la porte. Il va dire bonjour à tous les monde. Et quand il arrive devant elle, il lui dit "bonjour Sophie". Elle le regarde interloquée. "On se connait?". Il rit. Il se présente. Il s'appelle G. Ils ont diné chez lui, il y a quelques mois.
Elle hoche la tête. Il lui paraît plus fin. Plus drôle. Elle a du changer un peu. Lui aussi. A une question lancée, il répond en évoquant avec ironie sa dernière relation. Il a le regard un peu plus profond que dans son souvenir.
(To be continued)
09:59 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
04.07.2006
Come aboard, we're expecting you !!
Week end de rêve. Un petit avant goût de vacances.
Il faisait bien trop chaud pour bouger, alors le docteur G et moi, on a réservé nos forces pour les soirées, quand l'air fraichit un peu, et qu'un souffle de vent tiède vient s'immiscer entre nous.
Un petit gout d'éternité aussi. Le bonheur tout simple d'être ensemble après les rebondissements tumultueux d'un mois de Juin compliqué.
Vendredi soir, champagne, pour fêter les 29 ans de Monsieur. Une petite salade de chèvre, de mangue et de roquette, des cerises (Cé et le Kiné ont eu apparemment la même idée!!).
Samedi, shopping et coiffeur pour moi. Pour lui sieste et entretien pour un boulot dans un cabinet à Paris en septembre. Apéro avec un pote puis anniversaire d'un amie, sur fond de Coupe du Monde.
On est rentré bourrés à 3h du matin. A Barbes, des supporters arrètaient les voitures et, sono à fond, tapaient sur des casseroles en hurlant.
Le docteur G, quand il a trop bu, ressemble à un gosse de 4 ans. Hilare, les yeux brillants, il coupe le contact et part danser au milieu de la rue.
J'adore quand il est comme ça. En fait je l'aime, on dirait bien. Pauvre de moi!
Le lendemain, on a emmergé vers midi. Le docteur G me commente le journal du Dimanche (c'est son rituel, le journal du dimanche) et je l'écoute à moitié en testant mon nouveau vernis Bourgeois.
On est bien. Juste bien. Il fait pourtant au moins 50°C dans l'appart, un camion poubelle rugit depuis une demie heure dans la rue, mais on est bien. En fermant les yeux, on se croirait presque au bord de la mer (en faisant un effort d'imagination de malade, certes, mais bon la potentialité est là).
Le soir, on fête l'anniversaire du docteur G sur le Champ de Mars. A priori, on n'est pas les seuls à chercher un souffle de frraîcheur, à notre droite, un couple de hippies chante la complainte de Stewball, le pauvre petit cheval blanc. Cette chanson me faisait fondre en larmes quand j'avais 5 ans. J'avais vraiment trop de peine pour ce pauvre cheval. A notre gauche, un enterrement de vie de garçon.
Une nappe jaune fluo, du champagne rosé, une salade de pates, d'olives. Des bribes de conversation. On veut tous quitter Paris. A et PL me parlent d'une maison à retaper en Vendée, C et V attendent un bébé pour octobre. J'ai du mal à suivre, la fatigue de la veille m'écrase un peu. Je souris un peu dans le vague.
J'ai l'impression (trompeuse, je le sais), qu'il n'y a plus de question à se poser. Qu'on est bien. Un peu comme quand j'avais 15 ans et que mon credo était "son regard a croisé mon regard comme un rayon laser".
Je plane un peu sur un nuage. Ca tombe bien, j'ai un max de boulot avant de partir en vacances pour une semaine.
10:13 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
29.06.2006
Happy birthday to you, mister President !!
Ce WE c'est l'anniv du docteur G.
Et j'ai zéro idée. J'ai plus ou moins géré la tenue de rêve, que quand il va me voir, tout disparaîtra à ses yeux, il ne verra plus que mon corps (blanc, avec plein de points rouges, merci Body Minute pour cette épilation "créative").
Mais sinon j'ai pas d'idée.
Mon esprit est vide comme mon congélo. C'est pour dire.
J'avais bien pensé à un diner aux chandelles, avec une bonne bouteille, des couleurs d'été, un bon disque. Mais je n'ai absolument aucune idée de plat.
J'avais aussi pensé à un concert ou une pièce de théâtre. Mais impossible puisque on a une soirée d'anniv d'une copine et qu'il y a les quarts de finale...
Du coup je suis perplexe. Le temps m'est compté.
Je reviens, mes collègues jouent au foot dans le couloir et ont besoin d'un arbitre....
15:15 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
20.06.2006
Des bienfaits de l'inconfort (et autres clichés)
Yes we are still in love.
Suspense de ouf non? Je parie que personne n'a réussi à dormir ce we, combien de bloggeurs se sont retournés dans leurs lits en se disant: "pourvu que ça aille bien pour Soph"? Aucun? Ouais ouais, de toutes façons dans la vie on est toujours seul.
Bref, du soleil, des plages de galets (avec des crabes et des algues séchées), des piques niques tout le week end parce qu'on a dormi sur le bateau (pas de cuisinière, pas de frigo, pas de douche), des courbatures partout, une douche au jet d'eau, des fous rire, des excuses, des baisers, du soleil encore, une bataille d'algue, des baignades dans un Océan à 19, quelques soupirs, une petite boule dans la gorge qu'on arrive enfin à avaler.
Un avenir qui s'éclaire un peu. Un peu juste parce que tout ne se règle pas comme ça.
Encore de longues semaines à se voir 4 jours par mois, la SNCF va encore nous aimer pendant quelques temps.
Une petite déchirure encore en reprenant le train dimanche. Je ne sais pas quand on se reverra. Le plus tôt possible. Dans quelques mois, on habitera ensemble. Sourire, s'embrasser encore et encore avant la fermeture automatique des portes.
Et repartir, I Pod à fond sur les oreilles.
J'en aurais des trucs à vous dire. Des tas d'idée, une vision cauchemardesque de l'administration française au cours d'un rendez vous, des idées de vacances, une longue réflexion sur le bien fondé des chaussures à talon dans la campagne bretonne, quelques réflexions aussi sur l'intérêt de conserver ce blog.
Mais pour le moment je savoure. La pression retombe.
10:55 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
16.06.2006
Shall we liquefyyyyy, ooooh you and I
Aujourd'hui j'ai un peu mal à la tête. Petite gueule de bois post soirée sympa avec des filles qui n'en veulent hier.
Du coup je vois le monde comme si j'étais un morceau de ouate qui chercherait à observer ce qui se passe dans son rayon du Monop, à travers le plastique qui le colle à ses petits copains les autres morceaux de ouate.
Demain, ami lecteur que je saoule avec mes histoires de coeur, je vais voir le docteur G. Comme je ne suis qu'abnégation, je vais missionner à partir de 7 heures du mat pour rejoindre la Gare Montparnasse (qu'elle est super loin de chez moi), et tracer au fin fond de la Bretagne profonde.
Si tu as suivi, les montagnes russes de ces 15 derniers jours, tu sais que je n'ai pas revu le docteur G depuis notre énorme engueulade. Donc tu sais que même si ça va mieux aujourd'hui (oui parce que quand même on est adultes et responsables, on n'allait pas tout planter dans les cris, les larmes et le sang, comme ça sur un coup de tête), je flippe bien comme une malade.
Si tu ajoutes qu'en plus je trouve que je suis absolument horrible en ce moment (c'est bien simple, je ressemble à une bouteille de Perrier), que je suis pas épilée (quinze jours sans mec=quinze jours sans rasoir), que je suis blanche comme les murs de la Maison Blanche, tu comprends que c'est Waterloo dans ma tête (pourquoi Waterloo? je sais pas, comme ça).
J'ai peur. Dans un film, le docteur G m'attendrait, les yeux mouillés de larmes virilement retenues, sur le quai de la gare. Je courrais au ralenti et me jetterais dans ses bras et on ferait l'amour là tout de suite maintenant, entre la billetterie automatique, le Relay et la salle d'attente grands voyageurs.
J'ai besoin de soutien, de karma, d'ondes positives, de tout ce que tu veux. Je prends les chèques, espèces, carte bleue et tickets resto.
12:40 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime


