06.07.2006
De l'intérêt des chromosomes XY
Nous les femmes Barbara Gould, on a atteint un statut que jamais nos mères n'auraient osé viser (si nos mères peut être, mais pas nos grands mères, oh ça va hein).
On bosse, on a la possibilité de s'épiler radicalement à la lumière pulsée, on peut même vivre sans mec, depuis que Sonia Rykiel nous permet d'acheter des sex toys sans avoir à faire irruption avec deux copines gloussantes, planquées en plein mois d'août sous une cagoule noire, dans un sex shop miteux de Pigalle.
La féminité a fait des progrès, moi je vous dis. Il va sans dire que l'Homme demeure très très important dans un cas comme celui ci:
- Branchage d'une cuisinière électrique.
En effet, toi, Femme libérée, tu pensais pouvoir le faire toute seule. Attention, t'es pas une tapette, toi quand tu branches un four, tu fais la totale. Tu achètes la prise en kit, avec les cables jaunes, rouges et bruns, à insérer dans la fiche de connectivité de je sais pas quoi, et ils pourraient pas faire des modes d'emplois en français, bordel de merde. Donc, sans t'électrocuter, sans meme foutre le feu à la maison, tu as branché ta cuisinière. Tu es fière. Tu t'observes un peu dans la glace, tu te fais des sourires, tu constates que ton profil droit est nettement plus avantageux que le gauche, c'est ça aussi être une Femme Barbara Gould.
Tu appelles l'Homme, et tu l'informes, d'un ton détaché, que tu as réussi à brancher la cuisinière, avec une prise en kit, qu'elle était même pas accrochée à la cuisinière, mais que toi tu as surmonté la difficulté parce que tu es jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.
L'Homme s'extasie, evidemment, il est amoureux de toi, et comme il est pas con, il a bien compris que tu te sentais plus péter depuis que tu as branché la cuisinière. Il sait que la flatterie ouvre toutes les portes, alors il y va à la truelle, et vas y que je te balance que tu es merveilleuse, et débrouillarde avec ça, et drôle, et tout. Mac Gyver quoi. Toi tu minaudes des "c'est vrai, dis tu le penses vraiment, huhuhhu" en te dandinant comme une oie, un doigt dans la bouche et l'autre pour enrouler une mèche de cheveux.
Bon au bout d'un moment quand même, tu commences à avoir mal à ton hémisphère gauche, et puis le téléphone a tendance à glisser de tes mains moites, alors tu raccroches après avoir sérieusement donné dans le pathétique à coup de "c'est toi qui raccroches, non c'est toi, bon à trois on raccroche ensemble, huhuhu!!". (Ouais ça craint, mais bon sur le coup, hein bien sur tu réalises pas).
Tu tentes donc d'étrenner ton nouveau four. Celui que tu as quasiment fait surgir du néant, que tu as révélé à lui même dans son rôle thermique.
Les plaques s'allument. C'est bonheur. Tu fredonnes du Edith Piaf. Tu allumes le four.
Et là tu comprends pas. PLus de lumière. Pas de four. Les plombs ont sauté.
Tu ouvres ton armoire de fringues, tu cherches le disjoncteur. C'est bon ça remarche.
2ème tentative. Même résultat.
T'es courageuse, mais pas téméraire, tu t'acharnes pas. A la limite, tu t'en tapes, les plaques fonctionnent.
Le lendemain, par acquis de conscience, tu appelles EDF.
Lorsque le mec hurle de rire parce que:
1) tu as branché la machine à laver, le fouret la micro onde sur une multiprise (et que ma p'tite dame, c'est un coup à foutre le feu ça!!! Ah?)
2) Tu ne sais même pas si la terre passe dans ton appart. (qu'est ce que j'en sais moi si elle passe la terre, dans mon appart?)
3) Tu n'as aucune idée de ce à quoi ressemble un "tableau de répartition". Ca ne t'évoque rien, sinon peut être la répartition du poids, des salaires, des richesses naturelles?
...tu comprends que c'est pas encore pour demain, la Wonderwoman du XXIème siècle.
Tes collègues masculins te toisent avec des regards amusés. Tu utilises l'arme féminine fatale, tu émets un petit gloussement en roulant du cul. Ca va, ça marche.
Ce soir là, tu appelles piteusement l'Homme, et tu rentres à nouveau dans ton rôle sexué de Femme, à laquelle on ne confie pas un branchement électrique....
Tu te dis qu'au fond, la parité....
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30.06.2006
Soirée champagne rosé et..... pétanque !!
Hier soir, il faisait beau. Il faisait bon.Une vraie soirée d'été comme on les aime, un petit rayon de soleil qui caresse encore la peau nue, des robes légères, un souffle de vent...
Le genre de soirée ou on n'a pas envie de rentrer chez soir tout de suite... Et hier, ma copine Lucie, qui travaille dans une agence de communication et attachés de presse m'avait conviée à une petite soirée, organisée par l'agence pour ses prospects.
En plein Montmartre, dans un square donnant sur le Sacré Coeur, un buffet était dressé. Des melons, une salade exotique, des gâteaux, du fromage, du pain au sésame, du jambon de Parme. Au bar, officiait Christophe, Lucie's boyfriend. On a débouché du champagne rosé.
Une coupe de champagne dans une main et un melon dans l'autre, j'ai profité de cette soirée. 70 ou 80 personnes, très stylées, se pressaient autour du buffet. Je retrouve sur les unes et les autres les sacs, les robes et les chaussures que j'avais aussi repérés dans les magasins.
On a tous bu un peu trop de champagne, on se sent bien. Pour un peu, j'imaginerais bien la mer, juste derrière la Butte...
Ma copine Marie nous rejoint. Une tombola nous offre des calendriers Aubade, tangas sculptant (ne me demandez pas comment ce tanga sculpte, j'ai pas encore essayé, je n'en sais rien), lunettes de soleil, sacs besaces, bijoux et autres boîtes chocolat.
Quelques coupes de champagne plus tar et la nuit tombe. On allume des bougies d'intérieur à la canelle, à la framboise, au citron. Le tournoi de pétanque est lancé. Juchées sur nos talons, nous affrontons les tenants du titre, l'équipe officielle du quartier. Le combat est rude. L'alcool et la chance du débutant nous emmenerons jusqu'en demi finale.
Un peu bourrée, je rentre chez moi, les terrasses se vident petit à petit. Les gens discutent dans la rue. On dirait le Sud (le temps dure longteeeeeemmmmmps, et la vie surement, plus d'un million d'années). Des gamins se chamaillent encore, malgré l'heure tardive. Je croise un couple d'amoureux, qui nous rejoue 9 semaines et demi, en haut d'un escalier de la Butte, Paris à leur pieds. L'épicier du bas de la rue m'interpelle, il a reçu un arrivage de cerises, il sait que j'aime ça, il m'en a mis de côté. Mon calendrier d'une main, mon sac en équilibre de l'autre, je marche dans Paris endormi en gobant des cerises.
Et je me dis que j'aime la vie.
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28.06.2006
Les yeux dans les Bleus
Raaaaaaaaaaaah le fioutchebol. Pas possible d'y échapper.
Seule fille de la familia (ouais bon avec ma mère évidemment), je me suis coltinée moultes sessions de foot. Mes 3 frangins et mon père scotchés à la télé, portant machinalement une bière (un Panach' pour les moins de 16 ans, parce oui messieurs dames, chez moi on respecte la loi) à la bouche. Pour peu qu'à ce moment là y'ait la lucarne du siècle, mon père, habituellement calme et raisonnable faisait un bond de 2 mètres et gesticulait comme un sémaphore sous LSD en hurlant: "caviar, caviar!!" Et mes frangins de piailler: "roooooo y'a péno là, y'a péno!!".
Petite ça m'impressionnait beaucoup. Je les regardais, tous les 4, concentré de testostérone chauvine, complètement hypnotisés par ces mecs en short, avec des grandes chaussettes, en train de courir comme des dératés après le ballon. J'avoue que ça ne m'intéressait que moyennement. La plupart du temps, il ne passait rien, c'était super chiant, et puis v'là l'agressivité si par malheur la familia était séparée en 2 clans.
Chacun ses préférences en terme d'équipe, mais quand 2 équipes s'affrontaient, il n'y avait plus de "on est du même sang, toi et moi" qui tienne. Des regards lourds, des marmonnements hostiles.
La Coupe du Monde 98 a marqué le début de mon intérêt pour le foot. une nuit entière de fiesta, des visages barbouillés de bleu-blanc-rouge partout, des klaxons, des bras levés dans la rue...
Hier donc, j'étais dans un bar rue Ordener, scotchée au grand écran, avec deux copines. Et des verres de vin.
Premier but de l'Espagne sur un pénalty (mérité faut avouer). Consternation dans le bar. Les voitures roulent au ralenti, le ciel se voile tout d'un coup, les rideaux de fer des magasins se referment, il est mort le soleil, il faut oublier, tout peut s'oublier, qui s'enfuit déjà (lalalalalalalla)
Et puis d'un seul coup, ils sont là, on les retrouve. Nos Bleus. Ceux qui nous ont fait vibrer, ceux qui ont gagné un max de blé avec des pubs Evian, l'équipe de France de foot quoi. Un but de Ribery, Zizou qui rappelle qu'il est pas encore à la retraite, Barthez qui stoppe un magnifique tir.
Et cette liesse, ces rumeurs, ces bus qui klaxonnent, ces visages crispés qui laissent d'un coup éclater leur joie.
Un coup de fil hystérique de mon père. des rires, une tournée générale. On a sauvé l'honneur. L'espace d'un instant, c'est la joie partagée par tous. Je ne réfléchis pas trop à savoir si je trouve ça ridicule ou pas. Ce que je sais, c'est j'ai vibré hier soir. Ce que je sais, c'est que j'ai aimé partager ce moment avec de parfaist inconnus.
Ce que je sais, c'est que peu importe ce qui se passera samedi, contre le Brésil, on a prouvé qu'on savait jouer encore.
Et pendant ce temps là, le docteur G regardait Desperate Housewives. Et lui, c'est ma sélection à moi.
11:14 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
23.06.2006
A l'ère du nucléaire...
Hier soir, petit apéro en terrasse au Refuge avec M, amie de coeur et voisine.
On papote, on mate, on sirote nos demis pêche (non mais parce que le champagne en fin de mois, les amis, je vais briser un mythe mais moi je peux pas).
Et là, arrive sur le tapis un grand sujet de conversation: tous les trucs qui n'ont pas encore été inventés.
Je m'explique (oui parce que là c'est pas clair).
Nous sommes en XXIème siècle. On a inventé des tas de trucs qui ne servent à rien. Exemple: les berlingots pour l'adoucissant de la machine. C'est pas de la merde ça? Avant, on avait une bonne vieille bouteille, que tu l'ouvres, tu verses ton truc à l'aloé verra dans le compartiment approprié (c'est mieux), tu refermes la bouteille et tu la ranges.
Maintenant, tu prends ton berlingot, tu galères pour l'ouvrir (parce qu'il se tord dans tous les sens, il est souple, c'est un berlingot, c'est son métier bébé), tu en fous la moitié à côté (cf la souplesse toujours), ensuite tu verses, et évidemment, vu les mégas doses qu'ils mettent, il t'en reste. Et là tu fais face à un cruel dilemne. Ton berlingot, tu peux pas le refermer, tu peux pas le poser en équilibre, et en même temps, vu tout l'adoucissant qu'il reste dedans, tu vas pas le jeter quand même, merde un sou c't'un sou. T'es obligé de dealer avec une pince à linge.
Je suis sure que vous n'aviez jamais pensé à ça. Y'a des tas d'autres exemples bien sur.
Genre? Genre les lampes des années 70 là, avec de la cire qui bouge à l'intérieur et qui dessine des formes psychédéliques. C'était mon rêve. Je trouvais ça teeeeeeeelllement cool, tellement groovy.
Le jour ou j'en ai acheté une, je l'ai branchée et paf, elle a explosé. Littéralement (personne n'a été blessé, aucun animal n'a été maltraité pour la réalisation de cette séquence). y'en avait partout. et les petits bouts de cire collés à la moquette, croyez moi, c'est moins groovy tout de suite.
Quoi d'autre? Je sais pas moi, les tamagoshis, les tatoo (sisi ces petits beepers sur lesquels on tripait au collège, quand j'ai enfin réussi à en avoir un, plus personne n'en avait. Grand moment de solitude), les trucs qui allument la lumière quand on tape des mains...
Alors autant l'inspiration n'a aucune limite quand il s'agit de nous compliquer la vie avec des tas de trucs qui ne nous servent à rien, autant des tas d'inventions géniales sont encore dans les limbes.
Et ça, ça CA, messieurs dames, je trouve ça scandaleux. Ca me désole, ça m'interroge.
1) Personne n'a trouvé la tasse à café qui se remplit toute seule sans que tu sois obligé de te galérer jusqu'à la cafetière et comme par hasard, tout le bureau s'est déjà servi et y'en a plus.
2) Personne n'a trouvé la gélulle anti coeur brisé (anti chute de cheveux, stress, insomnie, vitalité des ongles tout ça oui,mais les chagrins d'amour non, le lobby du Nutella et de la Smirnoff Ice fait opposition, trop gros marché, les coeurs brisés)
3) Personne n'a trouvé le moyen de se dédoubler quand c'est le premier jour des soldes et aussi le jour de la méga assemblée générale du boulot
4) Personne n'a trouvé le shampoing qui recolore automatiquement tes racines à mesure que tes cheveux poussent (ce qui t'évite tous les deux mois de ressembler à une souillon négligée juste parce que tu hésites à retourner claquer 70 € pour passer 2h avec de l'aluminium sur la tête)
5) Personne n'a inventé le vernis pour ongles de pied qui ne déborde pas et qui sait tout seul ou s'arrêter (ce qui t'évite de retracer les contours avec tes doigts et d'en foutre partout sur tes ongles de main)
6) Personne n'a inventé le réveil qui a bien compris tout seul qu'in pouvait sonner toute la semaine à 7h sans problème mais que ça serait bien qu'il ferme sa gueule le samedi et le dimanche quand même, même si tu as oublié de l'arrêter.
Ah non, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, non vraiment.
10:50 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, inventions, vie quotidienne
09.06.2006
La 4ème dimension...
Hier j'ai passé une soirée hallucinante. Tout simplement.
Comme si tout s'était mis en place pour me faire oublier les derniers jours, un peu chaotiques...
A 18h30, je débarque avec une copine à la Fanny's party organisée sur la terrasse du printemps. Ce plan génial m'a été filé par Cé, que j'ai déseperemment cherché à identifier. J'avais bien repéré une super jolie brune, qui rigolait avec ses copines, mais je n'ai pas osé aller la voir et dire: "salut, c'est toi Cé?"
Bref, Cé si tu m'entends ou étais tu???
Donc nous buvons avec délice une petite coupe de champagne au soleil, papotons sur à quel point les mecs sont cons quand ils s'y mettent, et que c'est dur ma bonne dame d'être une femme de nos jours etc etc...
AU bout d'un moment, en manque d'alcool, nous décidons de nous éclipser. Mais là, Fanny annonce qu'un tirage au sort va avoir lieu. Tout le monde se groupe autour d'elle. Les cadeaux sont hallucinants. Surtout un. Le nouveau LG Chocolate, design de ouf, écran tactile. Et là.... mon nom est annoncé. J'ai gagné!!!
PUTAIN, j'ai gagné le nouveau LG Chocolate!!!!
Complètement en transe, ma pote et moi décidons de finir la soirée dans un bar aux Abbesses. Nous pérégrinons donc jusque là bas. J'ai méga mal au dos à cause de mes talons mais je suis au taquet.
Surtout que mon homme m'a envoyé ce texto "Je t'aime".
J'ai l'impression étrange (mais agréable) que le vent tourne... On arrive au bar.
On se pose dans des grands fauteuils moelleux et on se met à piailler comme des bonnes minettes qu'on est. Un mec chante au micro. Il chante pas mal d'ailleurs, des reprises de Blur, Sting, des Beattles. Deux anglais arrivent et un petit brun plutôt mignon, parisien lui.
On papote, ils nous offrent des verres, on chante.
On apprend aussi une histoire de ouf (tout ça en anglais bien sur). Un des mecs nous raconte qu'un jour il était assis sur les bords de Seine et qu'il regardait les nuages avec des jumelles. Une nana se pointe, avec un sac de sport.Elle s'assied à côté de lui. Ils discutent. Elle lui explique qu'elle transporte les cendres de sa mère dans son sac, et que sa mère veut être dispersée dans la Seine.
Elle le supplie de l'accompagner.
Il accepte. Ils se penchent tous les deux au dessus d'un pont et jettent les cendres. Mais la moitié des cendres se coince entre la barrière et le vide.
L'anglais hilare nous explique qu'il a du épousseter les cendres, et que ce faisant, son portable est tombé à l'eau, et qu'il n'a jamais pu expliquer à son boulot comment il avait perdu son portable.
Perplexes, mais vraiment heureuse de cette soirée, ma pote et moi quittons le bar, et avons juste le temps d'apercevoir un groupe de trois mecs au comptoir, déguisés en troubadour, qui boivent joyeusement de la Guiness....
Bienvenue dans la 4ème dimension....
09:56 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
05.06.2006
Meeting
On est lundi de la Pentecôte et je bosse. Ben ouais, comme 56% des salariés du secteur privé.
Nonononononon, je n'écris pas pour me plaindre.
En fait, je réfléchissais aux rencontres.
Pendant longtemps, j'ai pensé que les gens qui se trouvaient sur mon chemin n'y étaient pas par hasard. On peut mettre tout ce qu'on veut derrière, moi j'y mettais une certaine idée du destin.
Pourquoi à un moment ou à un autre attire t'on telle ou telle personne?
Et puis j'ai grandi. Je me suis rendue compte que parfois je m'attachais à certains personnes, qui trouvaient en moi je ne sais quoi, me pressaient comme une orange. Et moi évidemment, avec ma haute idée de la loyauté, j'étais incapable de leur rendre la monnaie de la pièce. Je m'autoflagellais en me répétant que c'était ma très grande faute et je restais perplexe.
Il y a quelques années (pas beaucoup, en fait, 2 peut être), j'ai fait un grand ménage de printemps dans mes relations. J'ai gardé ceux que j'aimais, ceux qui étaient là pour moi, qui sans le savoir m'apportaient quelque chose.
Dans mes amis, dans ma famille même, j'ai fait le tri.
Avant, je bookais mon agenda comme une folle, limite si je me laissais 10 minutes de créneau pour faire une pause. Je courrais de soirées en pot, de pot en expo, d'expo en cours, et de cours en entretien d'embauche.
Et je maintenait dans mon réseau un sacré paquet de parasite.
Aujourd'hui, je laisse la place à l'inconnu. C'est comme ça qu'un diner annulé m'a permi de passer une excellente soirée avec une bloggeuse qui se reconnaitra, c'est comme ça que 3 heures de battement m'ont fait découvrir un petit magasin vintage aux Abbesses.
C'est comme ça aussi qu'aujourd'hui, ceux que je vois, je les aime vraiment. Je ne demande plus pourquoi je me traine à l'autre bout de Paris, pour aller à une soirée ou je n'ai aucune envie de foutre les pieds. Si je bouge, je sais pourquoi.
Et je laisse du temps pour l'imprévu. Et pour ces rencontres parfois exceptionnelles, que j'ai maintenant le temps de reconnaitre.
12:10 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
30.05.2006
Champagne !!
A défaut de soleil et de folles nuits torrides...
Ce soir je picole du champagne avec ma copine devant Urgences (on ne change pas une équipe qui gagne), et j'adoooooore me complaire dans ce genre de soirée.
(et j'emmerde tous ces magazines féminins qui disent qu' on devrait courir comme des dératées sur des machines dans un gymnase moite, s'épiler à la cire froide et nettoyer les vitres le soir au lieu de glander avec nos copines devant des mecs magnifiques qui ne savent même pas qu'on existe, dommage pour eux, ils savent pas ce qu'ils loupent)
Sinon ça va vous?
09:54 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
15.05.2006
Pathetic evening....
Super we, rien de transcandeant mais pleins de petits trucs sympas.
Un tour Cour Saint Emilion, pour acheter du papier d'Arménie et des bouquins, une soirée sushis avec le Docteur G, une balade aux Abbesses entre deux averses et un brunch au soleil rue Marcadet.
Et puis, dimanche 19h, le docteur G prend son train pour une semaine entre potes. Du coup, je sombre dans la mélancolie du dimanche. Le moment ou il ne fait pas nuit mais plus vraiment jour, ou je réféléchis sur mon nouveau bouquin " La Goutte d'Or, quartier de France" et ou je n'arrive pas à définir si Chateau Rouge me répugne ou me fascine, ou je commence à me poser des questions con: "j'aime pas mon taffe, je n'arrive pas à mettre de l'argent de côté, mon appart m'oppresse, je ne sais plus ou je vais, je ne sais pas ce que je veux, j'ai peur de vivre avec quelqu'un, je suis nulle et minable, je n'arrive à rien, je me laisse juste porter par la vague en tentant de garder la tête hors de l'eau".
J'ai l'impression de ne rien faire bien. Je m'enfile un paquet de pistache entier en décortiquant méthodiquement chacune, les yeux rivés sur mon bouquet, qui commence à faner, parce que c'est nul, je suis pas une vraie fille, j'ai pas de sachet là de vitamines pour les fleurs, je mets toujours trop d'assouplissant dans la machine à laver, j'ai laissé un des sachets de l'aspirateur exploser dans l'appart, je me fais avoir par une ex amie dépressive et mythomane qui m'épuise, je n'arrive pas à me motiver pour bosser, je commence toutes mes semaines en me disant "plus que 5 jours avant le we", en plus je suis moche, j'ai le cheveux filasse, j'ai trop maigri, mais pas de la culotte de cheval, je ressemble à une bouteille de Perrier.
Voilà, ça y est, je suis envahie par la déprime du dimanche. Ma voisine en profite pour aller hurler au téléphone sur le balcon. Je me sens toute petite et misérable.
Du coup j'appelle Marie, ma super cops de la mort qui tue. On a un truc contre la déprime du dimanche soir. La série Urgences. Avec des mecs tous trop beau, en stress tout le temps. J'ai un faible pour Carter et évidemment Georges Clooney. ON bave comme des folles devant des scènes de boucherie immondes.
Ca résout rien, mais ça apaise.
Quelqu'un à un truc contre les dimanches soirs pathétiques?
Help!!
10:45 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
24.03.2006
Un road Trip à Arcachon
Ca y est elle a trouvé du boulot. A Bordeaux.
Julie, ma pioute de l'année dernière. Celle que j'ai rencontré il y a presque 2 ans maintenant à l'époque ou j'étais barmaid dans un pub dans le XVème. Elle sortait avec le barman de journée. Et le soir elle venait boire des mojitos.
Un jour, elle demande si elle peut bosser avec moi un soir, juste comme ça pour le fun. J'étais encore étudiante à l'époque. Et là, une vraie rencontre. Une comme dans les films. Des soirées entières à épuiser la catégorie "films de meufs déesepérées" du Vidéo Futur du coin. Des nuits à se balancer sur les canards en plastique de l'avenue de Breteuil, à fumer des choses illicites, à chanter Titanic dans le métro en buvant du champagne, à errer dans le XVIIIème après qq verres de trop.
Des debriefing sans fin dans le café en bas de chez elle, à boire des cafés allongés gratuits parce que le serveur c'est un pote. Des coups de téléphone. Elle a vécu la fin de mon histoire avec l'infâme F., mes coups d'un soir après, pour remonter mon estime, les virées au pied de cochon aux Halles à 5h du mat, la familia et toutes ses péripéties, ma rencontre avec le docteur G, les débuts sous la neige, le martini de l'été sur des pelouses.
J'étais là le soir ou elle a rappelé un ex, parce qu'elle voulait se marier, le jour ou elle a rencontré P.
Le jour ou elle s'est fait licencier. LE jour ou elle a retrouvé du boulot.
On s'est engueulé, mais jamais on n'a imaginé ne plus se voir. C'est avec elle que j'ai vu le dernier épisode de Sex & the City. Et elle part. Pour de bon.
Elle va retrouver le bassin d'Arcachon. LE phare d'Andernos. Alors ce we, je laisse le docteur G. Et je pars avec elle, après le boulot, faire 7h de bagnole. Dormir dans un Formule 1 sur la route et passer le we au bord de la mer.
Perce qu'on va pas se dire au revoir comme ça.
Ce WE, Thelma et Louise c'est nous !!!
S.
14:26 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


