12.10.2006

Je sais mais bon...

Je sais je n'écris plus rien ces temps ci,

mais j'ai trop de travail, et les journées ne font que 24h (en plus quelque fois, je mange et je dors, alors ça raccourcit d'autant..)

Donc voilà, hein, c'est pas passionnant le récit par le menu de mes journées de malade, et puis le soir, je me colle au docteur G, parce qu'il est tout chaud et qu'il sent bon, et qu'il m'embrasse, et que ça me fait du bien...

ouala, ouala, sorry, je reviens quand je peux (donc pas tout de suite, quoi!!)

Biz à tous, et une spéciale dédicace à Caliméro, parce que je la kiffe je la love, et pour Bridge, parce que même si elle part, elle est pas prête d'être débarassée de moi...

Je vous laisse, le dynamisme économique de la France en dépend (ouais, ben on dit ce qu'on veut pour se motiver hein..)

 

19.09.2006

Business Woman

Il y a quelques années, quand je dormais au fond de mon amphi amianté en lisant vaguement La Tribune (bon, d'accord, le Gala planqué sous La Tribune), en sirotant l'infâme café de la cybercafèt, je me voyais assez bien en business woman.

Le brushing impeccable, je courrais d'avion en avion, mon 24h coincé sous le bras, dans un magnifique ensemble Bottega Venetia.

Ma vie ne serait que jet lag, interviews exclusives, longues réflexions stratégiques dans les bars de grands hôtels.

Tous les ans, je me serais octoyée un mois de déconnection, protégeant farouchement ma vie privée, dans une endroit au bout du monde, en tête à tête avec l'Amour et mes maillots de bain Erès.

Et puis.... Et puis je suis redescendue sur Terre.

Plus dure fut la chute. Je me suis rendue compte que d'autres choses comptaient plus pour moi que la réussite sociale. J'ai croisé dans des soirées des executive women. Elles avaient réussi certes, mais elles trainaient le spleen d'une vie entièrement dévouée au grand capital. Leurs soirées n'avaient rien de glamour. Elles regardaient, avec morosité, des dressings entiers de tailleurs gris, noirs, bruns, avec des rayures tennis pour le casual day. Des alignements d'escarpins vernis, à talons vertigineux. Elles comptaient sur les doigts de deux mains les histoires trop courtes, les hommes lassés de leurs réunions tardives, de leurs séminaires du week end. Dans la tristesse de leurs yeux, je lisais l'erreur d'aiguillage.

Et puis j'ai rencontré le docteur G. Avec lui, pour la première fois, j'ai envisagé de quitter Paris. J'ai découvert le Morbihan, le Mâconnais. J'ai révé de vie plus simple. J'ai révé des petits bonheurs, ceux qui ne s'achètent pas, mais qui se construisent, à force de respect, de compromis et d'amour.

Et je me suis rendue compte que j'aimais ça. QUe j'aimais l'idée, peut être de m'arrêter un an ou deux. L'idée, peut être, de monter ma boîte un jour. 

Que ma carrière n'était pas la chose la plus importante. Qu'il y avait plus profond, plus épanouissant.

Mais je garde, dans un coin de ma tête, cette image de mon adolescence. Et quand, par mon job actuel, je suis amenée à rencontrer des décideurs politiques, des dirigeants d'entreprise, dans des lieux magnifiques et magiques, je sens bien cette petite corde vibrer.

Je sens bien que j'aime ça. Que j'aime cette stimulation.

ET je me dis que j'ai fait le bon choix, et qu'ouvrir grand une porte ne veut pas dire qu'on referme complètement une autre.medium_imagesbw.jpg

21.08.2006

La SNCF espère que vous avez passé un agréable voyage...

A force de passer mes WE dans les trains (exil du docteur G oblige), je commence à connaître très très bien la SNCF.

Ah, ces attroupements devant le panneau des départs, parce que 5 minutes avant la voie de départ n'est toujours pas affichée, tous ces voyageurs, comme moi, qui grapillent 5 cm, en se plaçant à l'extrême bord, dans l'angle ou tu peux juste encore appercevoir la voie (enfin si ils se décident à l'afficher), et ou tu pourras commencer à courir comme un barbare, que tu seras le premier, vas y Léon, baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur!

Je pensais avoir tout vu. Les 40 minutes de retard Gare de l'Est, l'arrêt en pleine voie, mi février, dans la campagne hostile, chauffage en panne et même pas de wagon bar.

Les toilettes bouchées/fermées/squattées par des fumeurs impénitents.

Le surbooking de la SNCF les WE de grands départs. Oui, oui on te vend ton ticket au tarif normal mais t'as pas de siège. C'est "en fonction des places disponibles". Oui, c'est comme ça.

Je suis capable de prendre EXACTEMENT la même voie que la fille qui sussure dans son haut parleur: "le TGV numéro 3405 à destination de Dijon Ville, départ initialement prévu à 19h13 partira voie 17". Et j'en suis pas peu fière, je me suis entraînée. Je peux aussi sussurer "Rennes, Rennes, terminus du TGV, tous les voyageurs descendent de voiture. Assurez vous que vous n'avez rien oublié à vos place. La SNCF espère que vous avez passé un agréable voyage entre sa compagnie".

Ouais, je gère. Je sais quand réserver, comment se placer, j'arrive toujours un peu avant, pour le rituel du café et du magazine acheté au Relay.

Ce WE, j'ai tenté l'expérience ultime. La Corail Intercitées semi direct (j'ai toujours pas trop bien compris ce que ça voulait dire), en direction de Caen.

Arrivés à Evreux, le train stoppe brutalement. Les lumières s'éteignent. Nous apprenons qu'une voiture s'est engagée sur la voie, que la SNCF a coupé l'électricité sur tout le trajet, et que c'est un peu plus compliqué que prévu.

En fait ce sera même vachement plus compliqué que prévu. Nous allons attendre, sans information, 40 minutes.

Une petite vieille se lève et arpente le wagon en hurlant "conasse" dès qu'une annonce est faite. Ma voisine, charmante au demeurant, m'explique tout son périple de la journée avec une haleine chargée, en plus ça capte pas, j'arrive en me penchant dans l'inter wagon à capter 5 minutes, le temps de prévenir le docteur G par texto.

Très éprouvant, laissez moi vous dire. Je réfléchis encore au potentiel de dérapage et d'émeute dans un Corail stoppé en pleine campagne, entre Paris et Evreux, sans aucune explication, pendant 40 minutes. Ca m'ouvre des perspectives infinies.

J'en ferais bien un film, tiens! Le Corail Intercitées infernal.... 

27.07.2006

Ni à gauche, ni à droite

Hier, j'ai diné avec une copine. Elle prépare le Barreau, alors forcément, après avoir débattu longuement sur les mecs, les nanas, la mode, les vacances, les meilleurs endroits ou choper cet été, on a fini par aborder des sujets dits "sérieux".

Pendant que l'orage faisait rage (que c'est délicat cette patite allitération, glissée là l'air de rien!), nous nous sommes posé la grave question suivante: Ségo ou Nico?

Dilemne cruel. De toutes façon, j'ai beau avoir fait Sciences Po, je suis une quiche en politique. Je n'ai jamais vraiment réussi à déterminer si j'étais de gauche ou de droite. ET je m'en tape, j'ai d'autres questions plus vitales à régler régulièrement, comme comment je vais bien pouvoir m'habiller demain, comment vais je payer mon assurance habitation, est ce que je me fais des sushis ou une salade tomate mozza?

Bref. Je déteste Nico, c'est un arriviste fini, sans scrupule, dangereux à mes yeux. Quant à Ségo, ses apparitions publiques sont affligeantes de démogagie et de langue de bois. Elle dit aux français ce qu'ils ont envie d'entendre : "tout le monde il est gentil, la méritocratie existe encore, les impôts sont trop élevés, le chomage va baisser". Mais ses réponses sur le fonds sont aussi creuse que des assiettes à soupe.

Donc que faire?

Si j'avais le temps, je créerai un nouveau parti: le parti des ambidextres. Ni à gauche, ni à droite, sous le soleil exactement.

De toutes façons, il y a belle lurette que la gauche et la droite n'existent plus, sauf dans les extrêmes. Les programmes sont exactement les mêmes, seule la sémantique varie. Remplacez capital par potentiel économique du peuple, c'est une caricature, certes, mais vous obtenez les mêmes réformes de fonds. Si tant est que quelqu'un ait encore les couilles de faire une réforme, puisque tout le monde s'accorde à dire qu'il faut que ça change, mais que tout le monde est aussi dans la rue dès qu'on tente de faire bouger les choses.

C'est facile de critiquer quand on ne fait rien, je sais.

Mais quand même.

Bon après avoir parlé de ce sujet hautement épineux, nous sommes revenues sur des terrains autrement plus palpitant, comme est ce une bonne idée d'aller à Paris Plage, ou alors est ce qu'il n'y aura que des beaufs, comme l'année dernière?

Ca ne me va pas de réfléchir. Je retourne à mes sushis... 

14.06.2006

La Société Géniale, et si on en parlait?

Quand j'ai réussi, de haute lutte à m'extirper de mon interdit bancaire (un an complet à devoir aller chercher un nombre extrêmement limité d'euros au guichet toutes les semaines, des tas de timbres fiscaux à payer, des tas de diners taxés à la va vite dans mon ex bar, etc etc), j'ai décidé d'être raisonnable.

Mon banquier m'a dit qu'il était fier de moi et je lui ai fait des tas de grands sourires. J'ai pris la totale: carte bleue nationale à débit immédiat (celle qui met trois plombes à autoriser le paiement, que les gens derière toi, dans la queue, ils sont pas contents), reception de mon solde tous les mercredis par textos etc.

J'ai laborieusement mis de l'argent sur mon compte épargne, puis j'ai vidé toutes mes économies pour combler mon découvert du mois dernier.

Je ne comprends pas comment je fais. Pourtant je suis sage, je fais gaffe.

Bref, tout ça pour vous dire que je viens de recevoir mon solde par texto (on est mercredi, hé oui) et que je suis en découvert, et que, accessoirement, on est que le 14.

Ca va être ceinture, moi je vous dis.

Il doit me manquer le gêne de la logique économique. 

17.05.2006

Révisez le Code du Travail !!

Tellement marre du taffe.

Partie acheter une salade pour une réunion plateau repas de 12h30 à 15h, parce qu'un des participants avait omis de me préciser qu'il était végétarien.

Marre que les priorités changent sans arrêt. Marre de ne pas avancer. Marre de faire sans arrêt les même choses.

Pas motivée. Saoulée. Envie d'autre chose, mais aucun boulot ne consiste à ne faire que des choses sympas....

Je vais crier dans les toilettes, ça va me défouler.

Je reviens.

29.03.2006

Trop de fatigue ?

J'ai toujours voulu être une business woman. L'image que j'avais en tête c'était : courir en talon aiguilles sur la piste d'un aéroport, en trench beige, avec des lunettes masques, un portable à la main et un attaché case dans l'autre. Si quelqu'un sait d'ou je peux bien tirer cette idée, merci de m'en faire part, ça commence à m'inquiéter.

Donc, j'ai bossé. Lachée par papa, maman, j'ai fais tous les petits boulots du monde : promeneuse de chien, télémarketing, vendeuse de programmes au Stade de France, saisie informatique, baby sitting, barmaid (un de mes meilleurs souvenirs), le tout pour payer le loyer et l'école un tout petit peu chère ou j'étais.

Et aujourd'hui, je travaille dans la finance, monde macho par  excellence, j'adore mon boulot, j'aime les gens avec qui je travaille mais... je regrette juste un peu de temps en temps l'insouciance de mes jobs d'étudiant.

Bon c'est sur, barmaid c'est crevant. Des nuits à travailler dans la musique et le bruit, l'odeur de la bière dans mes cheveux. Mais c'était surtout, commencer à travailler à 17 heures, prendre son café avec les habitués, rencontrer des gens pathétiques ou magnifiques, apprendre à faire des coktails au shaker....C'était comme un jeu, fatiguant mais exotique.

Aujourd'hui, je fais comme tout le monde. Je me lève, je prends mon métro tous les matins. Et tous les soirs je rentre. Et j'aimerais bien de temps en temps retrouver cette tranquilité d'esprit que j'avais quand tout m'était permis, parce que c'était juste un "job". Me prendre pour Tom Cruise et jongler avec le shaker. servir les glaçons, crier Royal au Bar quand un pourboire de 10 € est laissé sur la table, boire un dernier verre avec le staff à 4h du matin...

Non parce que Excel, Powerpoint et le Balckberry, c'est moins convivial tout de suite. Ou alors ces dîners super coincés ou on matte tous obséquieusement les badges des autres invités (juste pour savoir si il peut être intéressant de s'adresser la parole). Mais bon on boit du très bon champagne.

Bon je raconte des conneries. Faut que j'aille boire un verre en terrasse là, ma frustration ressort un peu trop!!