23.08.2006
La tentation de la hype attitude
Je sais bien que nous sommes sensés être à l'ère de l'individualisme, mais je trouve que tout le monde se ressemble.
J'ai fais un petit tour dans la blogosphère aujourd'hui. Et je suis aterrée de voir à quel point certains se noient dans un trip artiste torturé, dévasté, riche (c'est mieux en général, tout de suite, on peut travailler son spleen dans des endroits magiques et romantiques).
Attention, je ne porte pas un jugement de valeur, tout simplement parce que je n'ai pas d'opinion sur ce phénomène.
Mais quand même ça m'étonne.
Oui tout le monde se pose des questions, oui il arrive parfois (CSP + ou CSP ++, peu importe, n'en déplaise à certains) que l'on se sente décalé, seul, mal adapté. Il arrive que certaines choses nous dégoutent.
Il arrive qu'on veuille creuser sa différence. C'est humain. C'est compréhensible.
Mais creuser la différence en se réfugiant dans des codes sociaux vieux comme le monde? En copiant quelques icônes trash? Ou est la différence?
Je m'interroge. En toute bonne foi.
Et oui, vous comprendrez peut être (parce que ce n'est pas le type de note que j'écris d'habitude), que j'ai eu le malheur de laisser un commentaire sur un blog, que je ne citerais pas.
L'auteur a réagi avec une agressivité qui m'a déconcertée. Je n'avais pas compris qu'il fallait avoir un discours unique. Non d'ailleurs pas unique, manichéen. Cette personne veut susciter la haine ou l'adoration. Rien entre les deux.
Et si moi, humble lectrice, j'avais juste eu envie de savoir qui se cachait derrière ces clichés? Si je trouvais qu'en enlevant moultes références trop communes, il y avait un vrai style? Si j'avais eu envie de creuser un peu derrière les apparences?
No way. Fin de non recevoir. Pourquoi? Parce que de mon blog, cette personne n'aura retenu qu'une phrase. Une phrase que j'avais lancée pour rire. Un peu d'autodérision.
Et je trouve juste ça dommage.
Les blogs ont leur limite.
16:59 Publié dans Cogito ergo sum | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
21.08.2006
La SNCF espère que vous avez passé un agréable voyage...
A force de passer mes WE dans les trains (exil du docteur G oblige), je commence à connaître très très bien la SNCF.
Ah, ces attroupements devant le panneau des départs, parce que 5 minutes avant la voie de départ n'est toujours pas affichée, tous ces voyageurs, comme moi, qui grapillent 5 cm, en se plaçant à l'extrême bord, dans l'angle ou tu peux juste encore appercevoir la voie (enfin si ils se décident à l'afficher), et ou tu pourras commencer à courir comme un barbare, que tu seras le premier, vas y Léon, baisse la tête, t'auras l'air d'un coureur!
Je pensais avoir tout vu. Les 40 minutes de retard Gare de l'Est, l'arrêt en pleine voie, mi février, dans la campagne hostile, chauffage en panne et même pas de wagon bar.
Les toilettes bouchées/fermées/squattées par des fumeurs impénitents.
Le surbooking de la SNCF les WE de grands départs. Oui, oui on te vend ton ticket au tarif normal mais t'as pas de siège. C'est "en fonction des places disponibles". Oui, c'est comme ça.
Je suis capable de prendre EXACTEMENT la même voie que la fille qui sussure dans son haut parleur: "le TGV numéro 3405 à destination de Dijon Ville, départ initialement prévu à 19h13 partira voie 17". Et j'en suis pas peu fière, je me suis entraînée. Je peux aussi sussurer "Rennes, Rennes, terminus du TGV, tous les voyageurs descendent de voiture. Assurez vous que vous n'avez rien oublié à vos place. La SNCF espère que vous avez passé un agréable voyage entre sa compagnie".
Ouais, je gère. Je sais quand réserver, comment se placer, j'arrive toujours un peu avant, pour le rituel du café et du magazine acheté au Relay.
Ce WE, j'ai tenté l'expérience ultime. La Corail Intercitées semi direct (j'ai toujours pas trop bien compris ce que ça voulait dire), en direction de Caen.
Arrivés à Evreux, le train stoppe brutalement. Les lumières s'éteignent. Nous apprenons qu'une voiture s'est engagée sur la voie, que la SNCF a coupé l'électricité sur tout le trajet, et que c'est un peu plus compliqué que prévu.
En fait ce sera même vachement plus compliqué que prévu. Nous allons attendre, sans information, 40 minutes.
Une petite vieille se lève et arpente le wagon en hurlant "conasse" dès qu'une annonce est faite. Ma voisine, charmante au demeurant, m'explique tout son périple de la journée avec une haleine chargée, en plus ça capte pas, j'arrive en me penchant dans l'inter wagon à capter 5 minutes, le temps de prévenir le docteur G par texto.
Très éprouvant, laissez moi vous dire. Je réfléchis encore au potentiel de dérapage et d'émeute dans un Corail stoppé en pleine campagne, entre Paris et Evreux, sans aucune explication, pendant 40 minutes. Ca m'ouvre des perspectives infinies.
J'en ferais bien un film, tiens! Le Corail Intercitées infernal....
12:56 Publié dans Business Class | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
18.08.2006
Moi, moi et remoi
C'est chiant d'avoir comme unique problème une couleur ratée.
J'ai rien à raconter.
Ou alors si vous voulez, je peux vous parler des horribles cauchemars que j'ai fait cette nuit, ou du fait que j'ai décidé de m'acheter des fringues pour le boulot parce que tous les matins je me demande comment ressembler à une jeune cadrette dynamique.
Ou alors, si vous trouvez que ça fait trop Barbie superficielle (en même temps, la couleur de cheveux fait le moine), je peux vous parler de l'amitié, de l'amour, de politique ou des cultures en Ouzbékhistan?
Qui vient de penser très fort "si t'as rien à dire, tais toi?"????????? Hein?
16:42 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
C'est la mémé, c'est la mémé, c'est la mémerde...
Hier soir, mon monde patiemment construit s'est écroulé.
Il devait être 20h, dehors, c'était le déluge. Un truc de guedin, des rafales de vent, des torrents de pluie charriant des tas de trucs qui devaient trainer dans les caniveaux je pense.
J'étais assise. Devant une glace. La tête en bas.
Quelqu'un me secouait les cheveux, et braquait de l'air chaud dans ma direction.
J'ai relevé la tête.
ET là, quelque chose s'est brisé à tout jamais en moi.
J'étais blonde platine. Genre Paris Hilton, genre Barbie, genre pas moi quoi.
Je suis bronzée et blonde platine. Je ressemble à un cliché.
C'est horrible.
J'avais demandé un raccord pour mes racines. Là je pourrais tourner une pub pour Mixa Bébé, et courir sur une plage avec ma plache de surf d'une main, mon gosse dans l'autre, et me versant généreusement du Mixa et en secouant mes cheveux.
Ca va mal, ça va très mal.
J'évite de me croiser dans les miroirs.
10:35 Publié dans La soeur cachée de Paris Hilton c'est moi | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
16.08.2006
Décalage sensoriel
Me revoilà à Paris. Il fait gris, il fait froid, les pulls noirs ça va pas avec mon bronzage, mon frigo est vide, ma boulangerie préférée est fermée.
Chuis pas contente d'être rentrée.
C'était tellement génial. Comment raconter le bonheur? Ca énerve. Et puis les mots sont jamais les bons.
Comment raconter 4 jours de bateau avec le docteur G? Comment raconter cet amour clair et limpide, cette évidence, le soleil, le vent, le bateau qui gîte et les éclaboussures d'eau salée? Les plateaux de fruits de mer et le café du petit matin au large de Belle Ile?
J'ai ramé au milieu d'une anse cachée, j'ai hissé la grand voile au milieu du Golfe du Morbihan, avec ses paysages magnifiques, du vert, du sable blanc, des eaux turquoises et bleu profondes.
J'ai roucoulé, comme des tas d'autres couples au coeur de l'été. C'est banal mais je m'en fous.
Pour la semaine Barbara Gould, Juju en a déjà fait un compte rendu magistral.
J'ai tout oublié c'était génial. Effet secondaire, je flotte un peu. J'arrive pas à me remettre en mode citadin stressé, à fond sur ses histoires de boulot, d'apparts.
Je m'en remets et je reviens....
14:21 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
08.08.2006
Reggae, liqueur chinoise, piscine et Lacanau Beach.;;
Juste un petit coucou, parce qu'il fait chaud et que l'Océan m'attend!!
Un festival de reaggea (les Sunshiners, Patrice et Saian Suppa Crew en concert), mais ça je vous en parlerai plus longuement plus tard, parce que ça valait le détour.;;, des dicussions sans fin sur les hommes, les femmes, et autres possibilités, autour d'une piscine, en buvant de la liqueur chinoise, des crevettes, des huitres, du vin blanc, et un départ pour le camping de Lacanau Beach, championnat du monde de surf oblige!!
Ca va donner!!
Je retrouve le docteur G dans 3 jours, d'ici là, c'est girl road trip.;;
D'ailleurs, je vous demande de faire bon accueil à ma Julie, pote de la vraie vie, qui a une vie qui ferait pâlir d'envie Bridget Jones.;; Vous pourrez la trouver ici: http://calimeroetlamour.hautetfort.com/
Biz à tous, j'en aurai des trucs à vous raconter !! (Mais pour le moment je les vis, c'est mieux non?)
30°C à l'extérieur, la piscine est à 26°C et l'Océan attend des rouleaux pour prendre la vague!!!
Aa moi Kelly Slater!!
12:11 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles
02.08.2006
Est ce que tu viens pour les vacances?
Bon les namis, c'est pas que je m'emmerde, mais je me casse en vacances!!
Ma mes valises sont prêtes, y'a des tongs, des maillots, des robes, des bouquins et de la crême solaire, j'ai mon billet de train et je vous abandonne.
Non parce que la clim et Excel, y'a comme saturation là.
Donc une semaine sur le bassin d'Arcachon avec 3 copines, à buller autour de la piscine, et 4 jours avec le docteur G, à faire du bateau autour de Belle Ile.
Pas la peine, de faire vos jaloux hein, je l'ai bien mérité!!
Je vous embrasse tous, je vous lirai peut être (si il pleut), et je reviens avec du soleil et de l'eau salée plein la tête!!
Saaaaaaaaaaaaalut!!!
14:52 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
01.08.2006
Comme un rayon laser (part I)
Il n'y a pas eu de ciel gris qui se déchire pour laisser passer des nuées insolentes. Le monde ne s'est pas arrêté de tourner.
Tout était à sa place, rien n'avait changé.
La première fois qu'elle l'a rencontré, elle sortait d'une éprouvante rupture. Le coeur en miette, elle se forçait à continuer, parce que c'est comme ça, c'est la vie, qu'on croit toujours qu'on ne s'en sortira jamais, mais qu'un jour ça fait un peu moins mal, et que le lendemain, on s'en fout. Presque.
Comme elle avait passé l'après midi à pleurer, en beuglant des "pourquoi, pourquoi!!", ses amis L et B avaient décidé de l'incruster à un diner. Autant vous dire qu'elle n'avait pas la moindre envie d'y aller. Elle avait dormi 3 heures la nuit précédente (trop occupée à tenter de comprendre pourquoi elle s'était fait larguée comme un steak trop cuit, pour la 5ème fois par le même mec), et en plus elle portait un pull turquoise troué sous l'aisselle droite. Oui mais c'était son préféré, et quand on pleure, on a un peu le droit de régresser.
Mais finalement elle s'était laissé convaincre. C'est plus facile de suivre mollement que de rentrer seule, de retrouver des photos déchirées et un pot de Nutella presque vide. C'est la première fois qu'elle a rencontré le docteur G.
Le dîner était chez lui. L'appart était sympa, en se penchant sur la terrasse on voyait le sacré coeur. Elle n'en a pas gardé un souvenir très clair. Une salade de pâtes et d'olives, du vin. Elle a trouvé le docteur G mignon. Mais tellement sûr de lui. Tellement minet orgueilleux... Et puis de toutes façons, elle avait encore le coeur brisé. Elle ne voulait pas entendre parler d'amour.
Elle était repartie, après un échange de vannes particulièrement serré avec le docteur G. Lui avait beaucoup ri.Elle s'était sentie agressive, sur la défensive. Dans le métro, elle écoutait "J'aime pas l'Amour" d'Olivia Ruiz, et elle fredonnait les paroles.
6 mois ont passé. Elle n'a pas revu le docteur G. Elle a oublié jusqu'à son existence. Elle a rafistolé son coeur, lentement. Il y a eu d'autres hommes. Mais pas d'amour. Elle avait peur de ne plus savoir aimer. Un soir, elle avait dit à sa meilleure amie qu'elle sentait bien qu'elle était devenue trop dure, qu'aucun homme ne trouvait plus grâce à ses yeux. Elle avait haussé les épaules. "C'est pas grave, je ferais une grande carrière. Et quand je serais vieille et très riche, je prendrais des gigolos". Elles avaient ri.
Nous sommes en février maintenant. Il fait froid. L et B ont annoncé leur mariage, et ils ont organisé un week end en Touraine, avec tous leurs amis, pour fêter ça. Elle n'a pas trop envie de venir, c'est loin, et puis elle passe son diplôme la semaine d'après. En plus il n'y aura que des couples. Mais L et B sont des amis. ET puis bon, ça lui fera un bon week end, avant l'arrivée du printemps.
Elle arrive le vendredi soir, à 2 heures du matin. Le samedi matin, elle rigole avec des copines près de la cheminée, elle mate un peu, des fois qu'il y aurait des mecs mignons. Et elle voit un grand brun, avec des yeux très verts ouvrir la porte. Il va dire bonjour à tous les monde. Et quand il arrive devant elle, il lui dit "bonjour Sophie". Elle le regarde interloquée. "On se connait?". Il rit. Il se présente. Il s'appelle G. Ils ont diné chez lui, il y a quelques mois.
Elle hoche la tête. Il lui paraît plus fin. Plus drôle. Elle a du changer un peu. Lui aussi. A une question lancée, il répond en évoquant avec ironie sa dernière relation. Il a le regard un peu plus profond que dans son souvenir.
(To be continued)
09:59 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime


