31.07.2006
J-3
Un week end de rêve...
Faut juste que je m'en remette...
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10:41 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
28.07.2006
Il fut un temps ou...
Raaaaaaah!
Hier soir, j'ai été prise d'une frénésie de rangement. Plantée par une copine avec qui je devais dîner, j'avais le choix entre mater un DVD en larvant sur mon canap (et en mangeant des tomates mozza, car vous aurez compris que la base de mon alimentation en été est faite de tomates mozza, de sushi et d'alcool), ou ranger mon appart qui en avait bien besoin.
J'ai trouvé un cadavre de moustique sur ma cuisinière, mon sang n'a fait qu'un tour.
Telle un walkyrie, je me suis jetée comme une sauvage sur mon aspirateur.
J'ai aspiré partout ou je pouvais (même sur le dessus de ma bibliothèque Ikéa, modèle Billy, parce que parfois j'aime bien être conformiste). Après, j'aurais pu me reposer. En buvant du rosé par exemple. Mais non, je ne suis pas de ces faibles femmes.
Je me suis donc ruée sur la vaisselle, que j'ai faite à grand coup de spécial Pec pour les mains, qu'après avoir fait la vaisselle, t'as la peau douce. Ensuite, j'ai rangé comme une furieuse mes fringues, toutes roulée en boule les unes sur les autres. Puis j'ai lancé une lessive. Mauvaise idée d'ailleurs, car j'ai oublié de séparer le blanc et les couleurs, et maintenant tous mes tee shirts blancs sont rose pâle. Donc j'ai un peu pleuré en étendant ma lessive.
Ensuite, j'ai classé mes papiers.
Et là.....
Et là.....
Et là (ouais vous en avez marre, je comprends)
Je suis tombée sur une photo de classe de quand j'étais en 6ème. Que les choses soient bien claires. A cette époque, je n'étais pas la jeune femme radieuse et épanouie que vous connaissez. Non. Je sais c'est incroyable, et pourtant c'est vrai.
j'avais un bandana dans les cheveux. Cheveux qui à l'époque n'étaient pas blond vénitien (puisqu'on te le dit Thomas!!) et délicatement ondulés, mais plutôt d'un chatain clair indéfini et touffu. J'avais une sorte de crinière floue qui jaillissait de mon bandana kitsch. J'avais aussi des lunettes en écaille hideuses. Et mes pommettes n'étaient pas encore marquées. En gros je ne ressemblais à rien. J'avais aussi un look Coincillus. Petit bermuda à carreau (aaaaaaaaaah) et chemisier à col Claudine.
J'ai hésité entre rire et pleurer en regardant cette petite Moi d'autrefois.
Je me souviens qu'en 6ème, je pensais être promise à une très haute destinée. Je me voyais:
-soit épouser le Prince William (que je trouve terriblement sexy, encore aujourd'hui, me demandez pas pourquoi),
-soit devenir agent secret.
Sur la photo, il y a aussi la plus belle fille de la classe de 6ème A. Marie Hélène je crois. A l'époque; sa beauté me sidérait. Maintenant je vois bien qu'elle ressemble vaguement à un premier rôle féminin dans Derrick.
Il y a aussi Soeur Marie Dominique. Elle me détestait car "elle se prend pas pour de la merde la petite Sophie" (sic).
Il faut dire que je devais être assez insupportable. Je me souviens d'avoir agrafé mon pouce en cours d'éducation religieuse pour aller dormir à l'infirmerie.
Nostalgie.
Cette photo m'a achevée. J'ai arrêté mon méga rangement et je me suis vautrée sur mon canap, dégoulinante de sueur, mes gants de vaisselle encore à la main, les yeux dans le vague. Peut être qu'on m'aurait retrouvé là, dans la même position, dans quelques jours. Heureusement, le mec de Noos est passé (non j'ai pas Noos chez moi, ou est le rappor t?). On a discuté au moins 10 minutes.
Ca m'a reconnectée. De toutes façons, je m'en fous, ce soir je suis dans le train pour la Bretagne. Et demain matin je me réveille sur un bateau. Même pas mal.
14:10 Publié dans La soeur cachée de Paris Hilton c'est moi | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
27.07.2006
Ni à gauche, ni à droite
Hier, j'ai diné avec une copine. Elle prépare le Barreau, alors forcément, après avoir débattu longuement sur les mecs, les nanas, la mode, les vacances, les meilleurs endroits ou choper cet été, on a fini par aborder des sujets dits "sérieux".
Pendant que l'orage faisait rage (que c'est délicat cette patite allitération, glissée là l'air de rien!), nous nous sommes posé la grave question suivante: Ségo ou Nico?
Dilemne cruel. De toutes façon, j'ai beau avoir fait Sciences Po, je suis une quiche en politique. Je n'ai jamais vraiment réussi à déterminer si j'étais de gauche ou de droite. ET je m'en tape, j'ai d'autres questions plus vitales à régler régulièrement, comme comment je vais bien pouvoir m'habiller demain, comment vais je payer mon assurance habitation, est ce que je me fais des sushis ou une salade tomate mozza?
Bref. Je déteste Nico, c'est un arriviste fini, sans scrupule, dangereux à mes yeux. Quant à Ségo, ses apparitions publiques sont affligeantes de démogagie et de langue de bois. Elle dit aux français ce qu'ils ont envie d'entendre : "tout le monde il est gentil, la méritocratie existe encore, les impôts sont trop élevés, le chomage va baisser". Mais ses réponses sur le fonds sont aussi creuse que des assiettes à soupe.
Donc que faire?
Si j'avais le temps, je créerai un nouveau parti: le parti des ambidextres. Ni à gauche, ni à droite, sous le soleil exactement.
De toutes façons, il y a belle lurette que la gauche et la droite n'existent plus, sauf dans les extrêmes. Les programmes sont exactement les mêmes, seule la sémantique varie. Remplacez capital par potentiel économique du peuple, c'est une caricature, certes, mais vous obtenez les mêmes réformes de fonds. Si tant est que quelqu'un ait encore les couilles de faire une réforme, puisque tout le monde s'accorde à dire qu'il faut que ça change, mais que tout le monde est aussi dans la rue dès qu'on tente de faire bouger les choses.
C'est facile de critiquer quand on ne fait rien, je sais.
Mais quand même.
Bon après avoir parlé de ce sujet hautement épineux, nous sommes revenues sur des terrains autrement plus palpitant, comme est ce une bonne idée d'aller à Paris Plage, ou alors est ce qu'il n'y aura que des beaufs, comme l'année dernière?
Ca ne me va pas de réfléchir. Je retourne à mes sushis...
13:39 Publié dans Business Class | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
25.07.2006
Emmenez moi au bout de la Terre
Je sais, je n'écris plus beaucoup ici.
Trop de boulot, trop peu de temps, trop de chaleur.
Mais tout va bien.
Je donnerai n'importe quoi pour quitter Paris. Pas un souffle d'air dans les rues. Tout le monde économise ses gestes, ses mots, ses pensées presque. Les soirées sont longues. On se détend vers 22h, sur les quais ou dans des parcs. C'est la période des longues discussions, des soirées qui s'éternisent, du rosé et des salades de toutes les couleurs et de toutes les saveurs.
Paris a son charme pendant cette période. Les rues se vident. On découvre de nouveaux endroits, les gens sortent. Hier, 3 familles avaient installé des tables dans la rue. Vers 22h, ils discutaient encore, autour d'une lampe à pétrole, insolite dans ce quartier. Ils ont raison, dans la rue, on peut tabler sur les courants d'air. Les apparts sont sous vide.
J'entends mes voisins prendre des douches à intervalles réguliers, presque toute la nuit. Et je fais comme eux.
Finalement cette torpeur n'est pas pour me déplaire. Simplement, j'aimerais la vivre ailleurs.
La vie côté Sud, les cigales, les siestes au creux des portes cochères, le linge qui sèche aux fenêtres. Les appels, d'une rue à l'autre, pour organiser l'apéro. Le jus des brugnons qui coule, les longueurs de piscine, entre deux magazines people, les huitres du Bassin, laiteuses hélas, avec le petit blanc sec, servi sur les tracks du port ostréicole, dans des gobelets de cantine.
La nonchalance. L'envie de vivre au ralenti. Et toutes ces discussions, à n'en plus finir. Le docteur G et moi, on rentabilise les we. On dort l'après midi. Le soir on marche. On mange léger, on boit des coktails frais, on fume moins. Avec le soleil, j'ai des tâches de rousseur.
Le docteur G a des envies de tour du monde. Le we, il m'emmene sur son bateau. Il carresse la coque. Il l'aime comme une femme, ce voilier. J'ai le droit de barrer sous spi. Cette voile immense et coloré. Le vent iodé, la course avec d'autres bateaux, une impression de bout du monde, l'immensité bleue, partout. Le retour Gare Montparnasse est rude. Une fourmillière à valises à roulette. J'étouffe déjà. Le panneau des départs propose des destinations alléchantes: Bordeaux, Arcachon, Nantes, Rennes, la Rochelle, Vannes. Mais je viens juste d'arriver. Et moi je cherche la ligne 12.
Dans une semaine, je repars. Au moins ici j'ai la clim.
Je suis amoureuse. Mais j'ai trop chaud.
Donnez moi du sable, et un goût de sel sur sa peau. Donnez moi ces nuits interminables. Donnez moi des matins sous l'eau, des vagues, de la San Pellegrino. Donnez moi le café du matin sur le pont, les douches dans les ports, les plateaux de fruits de mer, les manoeuvres d'ammarrage sous les quolibets des mrins du coin, donnez moi l'éternité, l'éternité, l'éternité.
10:45 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
20.07.2006
De cause à effet
Quand il fait chaud comme ça (non l'orage de cette nuit n'a rien arrangé), j'aime bien réfléchir à des sujets inutiles, dont personne n'a rien à foutre.
Why me direz vous? Elementaire, mon cher lecteur, il fait au moins 50 degrés, quand je sors du boulot, une chape de plomb s'abat sur mes frêles épaules. Mon appart est un sauna. J'ai le choix entre dormir les fenêtres grandes ouvertes et être réveillée par le soleil (qui se lève vachement tôt, moi si j'étais lui, je ferais plutôt la grasse mat, m'enfin), les camions poubelles et la peur que quelqu'un entre chez moi (oui je suis au 3 eme etage, certes, mais je suis plongée dans un Stephen King, et vous n'imaginez pas ce que ses personnages sont capables de faire), OU fermer la fenêtre et dormir dans une atmosphère moite, du genre que t'as intérêt à avoir direct trouvé la bonne position pour dormir, parce si tu bouges pendant la nuit, tu transpires plus qu'un marathonien.
DONC, mon neurone grille. Je ne suis capable de rien. Je peux éventuellement penser jusqu'au lendemain, plus loin je ne peux pas. Mon cerveau est incapable de se représenter tout schéma mental compliqué, genre le temps, l'espace tout ça. Il est en mode veille. Il s'économise. Mon corps aussi. Je vous dis pas à quel point je suis une larve. Je suis un lézard. Voilà. Je me suis réincarnée en lézard. C'est pas si mal, le seul risque est que deux ou trois sales gosses essaient de me choper et de m'arracher la queue.
Je m'égare là.
Bref cette longue introduction avait pour but d'introduire le contexte dans lequel je me suis fait la réflexion suivante:
Plus il y a de soleil et de chaleur, moins il y a de blogs.
(Là, vous hallucinez tous de la pertinence de mes propos. Vous vous dites que franchement, personne n'y avait pensé avant).
Pourquoi?
Pourquoi as t'on moins envie de blogger quand il fait beau?
(Moi je sais, mais j'offre un Haagen Dasz Noix de Macadomia à qui trouve la solution de cette énigme)
Allez, je vous laisse, l'arrivée d'air de la clim m'appelle.
10:51 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
19.07.2006
Back
De retour de vacances, un maximum de boulot et très peu de temps...
Evidemment c'était génial. De toutes façons, rien que ne pas avoir à me lever le matin et pouvoir comater en me demandant ce que je vais faire, je trouve ça génial...
Voir l'Océan le soir, rester assise des heures sur la plage avec le docteur G, à regarder les bateaux rentrer au port, boire du rosé,aller danser au bal pop d'une agglomération paumée, écouter les bandas et danser avec DJ Cédric sur un zouk, manger des glaces, regarder les petits couples de 15 ou 16 ans se draguer, se lever tard, se recoucher, bouquiner le nouveau titre de Candace Bushnell, manger des pêches, visiter Bordeaux, se mettre à l'ombre derrière les grands voiles.
J'avais oublié tout ça. J'avais oublié de profiter du temps présent. Evidemment c'est plus facile en vacances, mais quand même!!!
Je vous lis tous, mais je n'ai pas beaucoup eu le temps de commenter!
Promis, je vous raconte ça avec plus de détails dès que possible!!
Ah, sinon grande nouvelle, je crois que j'ai mes premiers commentaires de trolls!!
Andy Verohl, bien sur, qui fait sa pub sur tous les blogs ou presque: merci de ne pas laisser ce genre de commentaires, mais si tu veux en laisser en rapport avec les notes que j'écris, ce sera avec plaisir!!
Guy Georges: j'apprécie très moyennement ce genre d'humour. La provoc facile, c'est pas mon truc. Va voir ailleurs, tu trouveras peut être des adeptes! Tout futur commentaire de ce style sera effacé. Merci.
Bizbiz et je reviens très vite!!
13:54 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
07.07.2006
J'oublie tout, plus rien à faire du tout...
Je me barre en vacances....
Plus que 3 comptes rendus à écrire, un appart à nettoyer, une machine à faire tourner, une valise à remplir, un train à ne pas louper, et à moi la belle vie et le farniente.
Je reviens dans une semaine, bizooooooooooooooooooooo
S.
17:28 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
06.07.2006
De l'intérêt des chromosomes XY
Nous les femmes Barbara Gould, on a atteint un statut que jamais nos mères n'auraient osé viser (si nos mères peut être, mais pas nos grands mères, oh ça va hein).
On bosse, on a la possibilité de s'épiler radicalement à la lumière pulsée, on peut même vivre sans mec, depuis que Sonia Rykiel nous permet d'acheter des sex toys sans avoir à faire irruption avec deux copines gloussantes, planquées en plein mois d'août sous une cagoule noire, dans un sex shop miteux de Pigalle.
La féminité a fait des progrès, moi je vous dis. Il va sans dire que l'Homme demeure très très important dans un cas comme celui ci:
- Branchage d'une cuisinière électrique.
En effet, toi, Femme libérée, tu pensais pouvoir le faire toute seule. Attention, t'es pas une tapette, toi quand tu branches un four, tu fais la totale. Tu achètes la prise en kit, avec les cables jaunes, rouges et bruns, à insérer dans la fiche de connectivité de je sais pas quoi, et ils pourraient pas faire des modes d'emplois en français, bordel de merde. Donc, sans t'électrocuter, sans meme foutre le feu à la maison, tu as branché ta cuisinière. Tu es fière. Tu t'observes un peu dans la glace, tu te fais des sourires, tu constates que ton profil droit est nettement plus avantageux que le gauche, c'est ça aussi être une Femme Barbara Gould.
Tu appelles l'Homme, et tu l'informes, d'un ton détaché, que tu as réussi à brancher la cuisinière, avec une prise en kit, qu'elle était même pas accrochée à la cuisinière, mais que toi tu as surmonté la difficulté parce que tu es jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.
L'Homme s'extasie, evidemment, il est amoureux de toi, et comme il est pas con, il a bien compris que tu te sentais plus péter depuis que tu as branché la cuisinière. Il sait que la flatterie ouvre toutes les portes, alors il y va à la truelle, et vas y que je te balance que tu es merveilleuse, et débrouillarde avec ça, et drôle, et tout. Mac Gyver quoi. Toi tu minaudes des "c'est vrai, dis tu le penses vraiment, huhuhhu" en te dandinant comme une oie, un doigt dans la bouche et l'autre pour enrouler une mèche de cheveux.
Bon au bout d'un moment quand même, tu commences à avoir mal à ton hémisphère gauche, et puis le téléphone a tendance à glisser de tes mains moites, alors tu raccroches après avoir sérieusement donné dans le pathétique à coup de "c'est toi qui raccroches, non c'est toi, bon à trois on raccroche ensemble, huhuhu!!". (Ouais ça craint, mais bon sur le coup, hein bien sur tu réalises pas).
Tu tentes donc d'étrenner ton nouveau four. Celui que tu as quasiment fait surgir du néant, que tu as révélé à lui même dans son rôle thermique.
Les plaques s'allument. C'est bonheur. Tu fredonnes du Edith Piaf. Tu allumes le four.
Et là tu comprends pas. PLus de lumière. Pas de four. Les plombs ont sauté.
Tu ouvres ton armoire de fringues, tu cherches le disjoncteur. C'est bon ça remarche.
2ème tentative. Même résultat.
T'es courageuse, mais pas téméraire, tu t'acharnes pas. A la limite, tu t'en tapes, les plaques fonctionnent.
Le lendemain, par acquis de conscience, tu appelles EDF.
Lorsque le mec hurle de rire parce que:
1) tu as branché la machine à laver, le fouret la micro onde sur une multiprise (et que ma p'tite dame, c'est un coup à foutre le feu ça!!! Ah?)
2) Tu ne sais même pas si la terre passe dans ton appart. (qu'est ce que j'en sais moi si elle passe la terre, dans mon appart?)
3) Tu n'as aucune idée de ce à quoi ressemble un "tableau de répartition". Ca ne t'évoque rien, sinon peut être la répartition du poids, des salaires, des richesses naturelles?
...tu comprends que c'est pas encore pour demain, la Wonderwoman du XXIème siècle.
Tes collègues masculins te toisent avec des regards amusés. Tu utilises l'arme féminine fatale, tu émets un petit gloussement en roulant du cul. Ca va, ça marche.
Ce soir là, tu appelles piteusement l'Homme, et tu rentres à nouveau dans ton rôle sexué de Femme, à laquelle on ne confie pas un branchement électrique....
Tu te dis qu'au fond, la parité....
12:20 Publié dans Mes pioutes et moi | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
05.07.2006
Plus c'est gros, plus c'est chaud...
Aha, comment vous vous attendiez tous à une note croustillante pleine de sexe!!
Et comment c'est pas du tout le cas!! Ouais parce que je protège mon intimité n'est il pas?
Quand j'étais encore une étudiante pleine d'illusions sur la vie (je me voyais déjà, en haut de l'affiche, en dix fois plus grand que n'importe qui, mon nom s'étalait...), je suis partie faire un stage de 8 mois en Suisse.
Entendons nous bien, la Suisse n'était pas mon premier choix. Au départ, je devais partir au Consulat de France, en Turquie. Tout était bien réglé, dossier rempli, passeport à jour, la classe quoi. Au dernier moment, mon école se fighte avec les Ministère des Affaires Etrangères. Gros fight. Guerre froide. 30 malheureux élèves restent sur le carreau. Dont moi. A J-30, plus de stage. Nada.
En panique, j'écume le site des anciens, j'épluche les petites annonces, je campe nuit et jour devant le site de l'APEC, je rappelle d'ennuyeux potes de mes parents, je me bats, j'y crois, je prouve que j'existe.
Je trouve enfin quelque chose: marketing industriel, Suisse française, grosses responsabilités. Ouf. Je suis soulagée.
Jusqu'au jour ou je pars m'y installer.
Porrentruy, 500 habitants, zone industrielle. Hiver glaciaire. Horaires de travail: 8h-17h, moyenne d'age des salariés: 55 ans, aucun célibataire, tous mariés et deux ou trois enfants.
Ah oui, j'oubliais, le marketing. Marketing sur des fours. Des fours spéciaux, grands comme des maisons. Pour des aciers spéciaux: Dassault, Rolex.
Mon quotidien s'emplit de nitruration, de nitrocarburation, d'oxydation.
Pleine de désespoir, je meuble mes soirées en matant la Star Ac, en faisant du step, des abdos fessiers. Je m'ennuie à mourir, je déprime, je me remets à fumer. Je erre toute seule dans des boites de nuits pourries (ou le top de la soirée est atteint vers minuit, quand le DJ enchaîne avec brio: Born to be alive et Macumba), et je sympathise avec les pompiers du coin.
De temps en temps, je rentre à Paris. 7h de train Corail, chauffé en été, climatisé en hiver. Joie dans mon coeur.
Un jour, mon boss m'emmène dans l'usine de fabrication des fours. Les 100 employés sont là, en blouse bleue. Que des mecs. Je suis en face, en tailleur jupe, talons aiguille. Mon collant est filé, parce qu'en voulant faire ma cyberpouffe sur le parking, je me suis ramassée sur une plaque de verglas.
Mon boss me dit, devant tout le monde: " Sophie, il faudrait trouver un slogan, quelque chose de bon et de différenciant, as tu une idée?".
Moi, je pense surtout à mon genou, qui me fait mal. Mon cerveau carbure à plein régime. Trouver un slogan pour des fours? Jamais essayé. Ces fours immenses, et laids... Une idée de génie me traverse l'esprit. Je m'exclame:
"Plus c'est gros, plus c'est chaud!!!!!"
Silence. Stupeur et tremblements. Gloussements pleins de testostérone. Et moi, qui comprend peu à peu.
J'ai passé le reste de mon stage à décliner les propositions de loto dans la salle des fêtes et de soirées tuning. Mais au moins, j'étais devenue une vraie célébrité dans la zone industrielle de Porrentruy.
Là bas, ils vous le diront, à Paris, elles sont chaudes.
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14:45 Publié dans Moi, je | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime
04.07.2006
Come aboard, we're expecting you !!
Week end de rêve. Un petit avant goût de vacances.
Il faisait bien trop chaud pour bouger, alors le docteur G et moi, on a réservé nos forces pour les soirées, quand l'air fraichit un peu, et qu'un souffle de vent tiède vient s'immiscer entre nous.
Un petit gout d'éternité aussi. Le bonheur tout simple d'être ensemble après les rebondissements tumultueux d'un mois de Juin compliqué.
Vendredi soir, champagne, pour fêter les 29 ans de Monsieur. Une petite salade de chèvre, de mangue et de roquette, des cerises (Cé et le Kiné ont eu apparemment la même idée!!).
Samedi, shopping et coiffeur pour moi. Pour lui sieste et entretien pour un boulot dans un cabinet à Paris en septembre. Apéro avec un pote puis anniversaire d'un amie, sur fond de Coupe du Monde.
On est rentré bourrés à 3h du matin. A Barbes, des supporters arrètaient les voitures et, sono à fond, tapaient sur des casseroles en hurlant.
Le docteur G, quand il a trop bu, ressemble à un gosse de 4 ans. Hilare, les yeux brillants, il coupe le contact et part danser au milieu de la rue.
J'adore quand il est comme ça. En fait je l'aime, on dirait bien. Pauvre de moi!
Le lendemain, on a emmergé vers midi. Le docteur G me commente le journal du Dimanche (c'est son rituel, le journal du dimanche) et je l'écoute à moitié en testant mon nouveau vernis Bourgeois.
On est bien. Juste bien. Il fait pourtant au moins 50°C dans l'appart, un camion poubelle rugit depuis une demie heure dans la rue, mais on est bien. En fermant les yeux, on se croirait presque au bord de la mer (en faisant un effort d'imagination de malade, certes, mais bon la potentialité est là).
Le soir, on fête l'anniversaire du docteur G sur le Champ de Mars. A priori, on n'est pas les seuls à chercher un souffle de frraîcheur, à notre droite, un couple de hippies chante la complainte de Stewball, le pauvre petit cheval blanc. Cette chanson me faisait fondre en larmes quand j'avais 5 ans. J'avais vraiment trop de peine pour ce pauvre cheval. A notre gauche, un enterrement de vie de garçon.
Une nappe jaune fluo, du champagne rosé, une salade de pates, d'olives. Des bribes de conversation. On veut tous quitter Paris. A et PL me parlent d'une maison à retaper en Vendée, C et V attendent un bébé pour octobre. J'ai du mal à suivre, la fatigue de la veille m'écrase un peu. Je souris un peu dans le vague.
J'ai l'impression (trompeuse, je le sais), qu'il n'y a plus de question à se poser. Qu'on est bien. Un peu comme quand j'avais 15 ans et que mon credo était "son regard a croisé mon regard comme un rayon laser".
Je plane un peu sur un nuage. Ca tombe bien, j'ai un max de boulot avant de partir en vacances pour une semaine.
10:13 Publié dans Sophie et le Docteur G. | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime


