26.04.2006

Tourner une page

Je me souviens, à 17 ans, quand je n'avais pas encore de lentilles de contact mais des grosses lunettes à écaille, que je mettais les pulls de mon père parce que je trouvais que ça faisait cool et que je n'avais aucune idée de la raison pour laquelle quelqu'un avait bien pu me balancer sur cette Terre, on me disait : " Profite, ce sont les meilleurs années de ta vie".
 
Je n'y ai jamais cru.
 
Même quand je séchais les cours pour aller prendre des coktails en terrasse à Odéon, garder Domino, le petit king charles d'une copine, quand mes journées entières étaient toutes entières tournées vers la virée shopping chez H&M, quand je sortais tous les soirs jusque 5h du mat, qu'on rentrait à pied de l'autre bout de Paris, en s'arrêtant sur le pont des arts, quand on passait des we en pyjama devant des DVD en descendant des bouteilles de San Pelegrino, quand j'avais le choix de ne pas me lever le matin pour aller en cours parce qu'il faisait décidemment trop froid dehors.
 
Même si je pouvais passer des soirées entières à débrieffer sur les relations garçons filles, même si je pensais que ma vie s'était brisée net lors de ruptures douloureuses, même si je marchais des heures le soir dans Paris en écoutant "the show must go on", même si j'avais envie de prendre le premier avion, parce que je ne voulais pas que ma vie soit comme celle des autres, même si je me suis arrêtée devant le panneau des départs de Roissy, même si je suis rentrée en pleurant dans le RER parce que j'étais trop bien conditionnée pour oser être moi, même si il m'arrive encore de regarder les fenêtres illuminées la nuit et d'imaginer la vie des ombres que je vois bouger à l'intérieur.
 
Même si j'ai jamais réussi à hair vraiment ceux qui m'avaient fait du mal, ceux qui m'aiment mais ne savent pas me le dire, ceux qui parfois grattent les blessures à vif. Même si j'ai toujours peur de n'avoir pas fait assez, même si j'ai parfois envie de leur hurler: "Et la tendresse, bordel?"
 
Même si j'aurais voulu être tellement d'autres personnes, même si je n'aime que les arrivées et pas les départs, même si je voudrais reconstruire avec mes enfants l'image d'une vie que j'avais rêvée et qui n'existait pas, même si je fais des UV pour me faire croire qu'il fait chaud, même si je fais très bien semblant d'aimer courir et mondaniser....
 
La vérité c'est qu'une page s'est tournée. La vérité c'est que je vais vers quelque chose que je ne connais pas.
 
A en croire l'opinion générale, les plus belles années de ma vie sont désormais derrière moi. Je ne suis pas sûre d'avoir trouvé les réponses à mes questions. Mais je n'ai plus le temps de me les poser et d'autres sont arrivées.
 
Et même si je ne suis pas sûre d'être capable de vivre avec quelqu'un, même si j'ai toujours peur de craquer un jour, de perdre ma maîtrise de moi même et de leur dire à tous ce que je pense. Et même si je ne sais pas changer un fusible, même si je joue l'imposteur dans mes soirées professionnelles en hochant la tête à des conférences qui ne m'intéresse absolument pas.
 
Je crois que je suis devenue moi. Je crois que je vais vers quelque chose qui me ressemble.
Je tourne une page.
Mais je n'ai pas écrit le mot "fin". Il reste des rebondissement à inventer
 
Il reste une vie à inventer.

Ennemi personnel n°1

J'ai un problème avec le matin.

Le matin et moi, on s'aime pas.
En fait, on est même ennemis jurés depuis la nuit des temps.
Surtout en hiver.
 
Blottie sous ma couette, je suis plongée dans des rêves déléctables (que la pudeur m'interdit de décrire ici). Il fait chaud, je flotte, je cale mes oreillers contre moi, c'est bonheur..
 
Et là.... c'est le drame.
7h30 mon portable se met à sonner de façon stridente, dans l'unique but de me faire souffrir dès les premières heures de la journée. Je pousse un vague grognement et je l'éteins (enfin pas complètement, hélas, je suis tout juste assez lucide pour réaliser qu'il va falloir que je m'arrache aux bras de Brad Pitt pour aller bosser).
Donc je décale l'heure. De 7 minutes.
Et je réitère cette torture jusqu'à 8h. Je me rendors et hop ça resonne, je rééteins etc etc...
 
Je finis par me lever, d'une humeur de merde, me trainer dans la cuisine et mettre l'eau à chauffer pour le café.
Ensuite je me fais violence et je plante ma misérable face in front of le miroir.
Là généralement j'ai peur. Je ne comprends pas. Dans mes rêves j'étais bronzée, mince, avec les yeux brillants et le brushing qui va bien. Et là je suis livide, avec des grosses cernes sous les yeux (enfin les petites fentes toutes collées de mascara waterproof qui me servent d'yeux).
 
J'agis donc. Je me maquille, me coiffe et ensuite je me prends la tête trois plombes pour savoir comment je vais m'habiller.
Je sors des tas de pulls et des pantalons, les fourre en boule dans le placard et m'habille au radar.
 
Je bois mon café en deux deux et je pars affronter ce monde hostile et noir qui m'attends au dehors.
Généralement, il est 9h03 quand je monte dans le métro.
Je commence à bosser à 9h.... cherchez l'erreur!!
 
C'est grave docteur?
 

25.04.2006

Attention à la marche

Alors voilà ça y est....;

Je sais pas trop comment le dire. Il m'a demandée en mariage.

Voilà, ouf je l'ai dit. Sur le coup j'ai bien buggé 2 minutes. C'est super long 2 minutes. Mon cerveau s'est vidé d'un coup. J'ai bafouillé un vague "ergrrmmmmlh?". Puis je l'ai regardé, lui, l'homme que j'aime. Avec son air vachement concentré, tout stressé. Ses cheveux pas coiffés évidemment.

On part en vacances tous les deux sur la Côte d'Emeraude dimanche, pour une semaine. Il faut qu'on discute de tout ça. Parce que ce ne sont pas que des sentiments, c'est aussi décider de l'endroit ou on veut vivre, de changer de boulot peut être.

Je suis complètement flippée. Un mélange entre un bonheur qui me submerge et une intense terreur. Je ne sais pas . Enfin si je sais, mais moi? mariée?

Bref depuis hier je passe mon temps à cogiter. Je suis heureuse mais c'est un choc.

Moi en robe blanche?

 

18.04.2006

Chut ....

Ce WE, j'ai pensé au docteur G, qu'il est loin mais que je l'aime quand même (c'est ça le printemps!!!)

Donc, pensant à ses mains si douces et si chaudes, à ses lèvres si gonflées et à son regard si......euh.....enfin son regard quoi, j'ai acheté un jean 572 Bootcut qui fait un cul de malade (même plus besoin de l'anti cellulite tiens mohahahahahah, rire sarcastique), un ensemble chez Darjeeling (que quand tu le vois, tu me sautes dessus, wéwé c'est mathématique) et une nuisette (total cliché, en soie rouge).

 

Et après je me suis fait faire un balayage californien. J'ai fini vautrée devant la télé à boire du champ avec mes parents en engloutissant les tartines de Nutella, devant FBI, portés disparus.

Ca a du bon les week ends régression !!!!!!!!!!!!!!!

Oh, ça va hein, chuis pas fière de moi mais putain qu'est ce que c'est bon!!!

Je vous rassure j'ai déjà réenfilé le total look sexy et classe de la semaine.... (toute bonne chose a une fin). 

Une histoire banale part 2.

On avait passé des vacances de rêve. Une famille unie, du soleil, la Bretagne.

Notre amour, qui me semblait plus fort que tout. Quelques allusions sur un avenir commun... Et puis j'ai du partir. 8 mois de marketing industriel dans un bled de 600 habitants en Suisse française.

Je me souviens de mes larmes sur le quai. Je me souviens du regard stupéfait du contrôleur sur cette petite qui sanglota pendant 5 heures, sur tout le trajet Paris Belfort. Je me souviens du réveil fulgurant de ma haine de l'Est. De ma sensation du froid. De la panique à Belfort. Des trois quart d'heures de taxi jusqu'à P. cette ville industrielle endormie, et ce studio minuscule.

Le premier mois, j'arrive à faire semblant. Nos discussions téléphoniques avec F sont de plus en plus tendues. Nous n'avons jamais été séparés plus de 4 jours. Il est resté à Paris, il vit cette vie que je menais avec lui. ET moi je suis là, dans le froid, à faire un boulot qui m'ennuie, dans une boite ou tout le monde part à 5h. Je m'inscris à des cours de step, je fais des uv, je suis assiduement la Star Ac. Au bout d'un mois je rentre enfin à Paris. 6h de train. Un week end tendu. Nous n'arrivons pas à nous retrouver. F est géné, mal à l'aise. Moi complètement déprimée. Il me plaque à la fin du week end.

Je ne me souviens pas comment j'ai pu tenir le coup la semaine d'après. Je me souviens de crises de larme. Pour moi, le monde entier s'était effondré. J'étais sonnée, abrutie. Un vrai zombie. Tout le monde m'appelle pour me dire qu'il va revenir. Je suis très entourée. Je commence le Prozac. Je me remets à fumer.

15 jours après je retourne à Paris. Je cherche une amie sur le quai. C'est lui qui est là, les yeux rouges et un bouquet de roses à la main. Je suis paralysée. J'ai envie de fuir. Mais je l'aime encore bien sûr. Je craque bien sûr.

Commence un mois de rêve. Je suis loin, je m'ennuie, je suis dépressive mais nous nous aimons à nouveau. Je passe mes journées sur MSN. Nous nous voyons tous les 15 jours. Quelques moments de bonheur. Peu avant Noêl, il devient plus froid. Je panique. La distance se creuse. Chaque coup de téléphone est l'occasion d'engueulades. Je sombre et je le sais. Mais je n'imagine pas vivre sans lui. Je suis terriblement malheureuse. Nous fêtons le Nouvel An ensemble. Un souvenir terrible. Ses soeurs heureusement sont là. Sur les photos j'ai un rictus, plutôt qu'un sourire. J'ai les yeux d'une traquée. Même au lit il est deveni froid. Il n'y a plus d'amour. Nous rentrons à Paris. Deuxième rupture. Je pleure toute la nuit. Je ne veux plus jamais le revoir.

Je retourne en Suisse. Nous sommes en janvier.

Je commence à aller mieux. Je l'aime toujours évidemment et parfois, mon coeur se serre si fort que j'ai l'impression que je vais tomber. Mais je vais mieux. J'essaie de sauver ce qui reste de mon stage. Je sors un peu. Je sympathise avec des suisses. Il essaie plusieurs fois de reprendre contact. J'ai trop peur de lui. Je ne réponds jamais.

Je rentre à PAris pour le 14 février. J'ai rendez vous dans un bar avec des amis. Je ne sais pas somment il l'a su. Il est là quand j'arrive. Je ne l'ai pas vu depuis plus d'un mois. Il m'a déjà détruite 2 fois. Mais il me fait toujours un effet dingue. Je reste glaciale. Je ne sais pas quoi faire. Mais c'est l'homme avec qui j'ai passé les meilleurs moments de toute ma vie. Je revois nos complicités. J'entends encore son " quand tu reviendras de Suisse, une bague... Rien ne peut nous séparer mon amour".

Mais je revois aussi toutes ces larmes. Je revois cette souffrance. Je revois ces heures à marcher sans but en écoutant "the show must go on".

Je ne sais plus quoi faire. Nous sommes mi février. Je reviens de Suisse dans deux mois. J'ai envie d'y croire mais je suis terrorisée. 

14.04.2006

Une histoire banale

Hier, je suis rentrée lessivée chez moi, à 22h. Mes paupières me brulaient because pc. J'ai eu une amie d'enfance au téléphone. Et je ne sais plus pourquoi, elle m'a parlé de mon arrivée à Paris, de mon histoire avec l'infâme F et de tout le souci qu'elle s'était fait. Peut être parce qu'elle voulait me le dire depuis longtemps. Peut êtreparce que maintenant elle n'a plus peur pour moi. 

 

Je suis née en Champagne. Dans une petite ville ou tout le monde se connaissait. J'étouffais, on dinaît tous les soirs à 18h30, je n'avais pas le droit de porter des jeans, quoi que je fasse, tout le monde le savait. En fin de 2ème, j'ai roulé une pelle à Julien dans le Photomaton du Prisunic. Le temps que j'arrive chez moi (environ 15 minutes à pieds), ma mère le savait et m'accueillait avec des sermons sur le fait que je devais me réserver pour the One.

J'adorais mon père et mes frères mais tout me semblait petit, mesquin, froid, étriqué. J'avais la sensation d'être opressée. Je révais d'autre chose. A 17 ans, je suis partie à Paris. 3 ans de galère m'attendaient. Des apparts minuscules, des mois ou je me nourrissais des sucrettes du lycée, les cartes bleues refusées au distributeur, et en même temps, 3 ans de n'importe quoi. Je voulais que tout aille vite. Que tout soit démeusuré. J'avais l'impression qu'on m'avait sortie d'un cachot. Le monde était rempli de possibles. Je pouvais tout faire. Ici personne ne me connaissait.

Je sortais sans arrêt. Je m'endormais dans le RER. Je me suis réveillée 2 ou 3 fois aux garages des RER. Je buvais beaucoup. J'avais 7 nouveaux amis à la fin de chaque soirée. Je voulais rêver. Je voulais que ma vie soit plus belle que ce que je pouvais me permettre à l'époque. J'avais la sensation d'avoir 17 ans à rattrapper.

 A 19 ans, je rencontre l'infâme F. Je rentre de vacances au ski avec des amis. A l'époque, je suis dans une école dite "prestigieuse". Je n'ai pas trop de problème en cours. Je continue à courir après l'argent. Les petits boulots les plus insolites sont mon quotidien. Je bois beaucoup, je fume beaucoup, je sors beaucoup. Je rencontre l'infâme F au cours d'un entretien de recrutement dans une junior entreprise.

Il est désinvolte, plus agé que moi. Il se moque de tout. Surtout il est très amoureux de moi. Il sort sans arrêt. Il a un groupe d'amis soudé, une famille avec 5 soeurs. Ils sont à l'aise. Vont sans arrêt au resto. Je suis fascinée par  cette liberté, fascinée par notre train de vie. Très vite, j'emménage chez F. On part à Madrid un soir à 23h, sur un coup de tête, il m'emmène à l'Opéra pour mes 20 ans. Rien n'est trop beau.

Je ne réalise pas que nous vivons très bien, trop bien, sur de l'argent que nous ne gagnons ni lui ni moi. Je ne réalise pas que tout ça n'est pas vrai. Je ne réalise pas qu'on boit trop, tous les deux. Qu'on est bourré tous les vendredi et tous les samedi soirs. Je ne réalise pas l'aspect passionnel, les scènes dans la rue, les retrouvailles passionnées.  Tout mon corps vibre. J'ai l'impression de vivre enfin. Je me consume toute entière. Je ne vis que pour lui. Je ne vois plus mes amis, qu'il n'aime pas. Je sors sans arrêt avec les siens. Je vois ses parents plus que les miens.

Je suis accro à certains resto. Moi qui n'aime pas le sport, je suis accro à la 3ème mi temps parce qu'il fait du rugby.

Mais je continue mes études. Et après 7 mois, je dois partir en Suisse....

To be continued 

11.04.2006

Ô joie ...

Hier soir 23h.

Je rentre d'un apéro avé les collègues. Un peu bourrée, certes, mais bon j'avais enlevé mes talons aiguilles (j'avoue, pas pour respecter les voisins, mais parce que j'avais définitivement trop mal aux pieds).

Je titube jusqu'à la porte, je l'ouvre j'entre chez moi. Petit grincement dans le couloir... ma voisine de gauche, la vieille fille hystérique qui passe son temps à observer ses voisins m'a vue rentrer. Je lui fait un vague rictus avant de rentrer chez moi. Comme d'hab, elle a mis la télé à fonds et s'engueule avec sa mère (qui est complètement barjo). Je distingue des :

"Connasse tu m'as jamasi aimé

Mais ta gueule !!! "

Brrrrr... Ca fait froid dans le dos.

Je fais couler un bain (enfin j'essaie et je finis par y arriver après 3 tentatives. Et la j'entends des coups redoublés frappés à la porte (pour info je suis à poil). Je m'emmitoufle dignement dans un peignoir et j'entrouvre la porte.

TATIE DANIELLE !!! Ma voisine hystérique est là, elle hurle avec des bigoudis dans les cheveux que je ne dois plus prendre de bains . J'essaie de savoir pourquoi, y'a pas moyen, elle est devenue complètement incohérente. Elle me dit qu'elle va écrire au syndic. Là ça commence à me gonfler, en plus mon bain coule, j'ai mal à la tête et elle commence à me faire flipper.

Je lui ai donc conseillé d'écrire au syndic plutôt que de me hurler dessus

Let's wait and see

Le jour d'après

Aujourd'hui est le dernier jour de mes 23 ans.

Je ne peux pas dire que 24 ans soit un age très significatif. Ca ne me fait pas grand chose d'avoir 24 ans en fait. J'aime juste bien le jour de mon anniversaire  parce que tout le monde m'appelle.

Non ce qui me fait bizarre aujourd'hui, c'est l'immense changement qui a eu lieu dans ma vie, depuis le jour ou j'avais réservé le Cristal pour mes 23 ans.

Je ne suis plus étudiante. J'ai obtenu de haute lutte mes diplômes et aujourd'hui, je navigue dans les eaux troubles de la finance privée. Je n'habite plus dans le 18m2, douche comprise, qui a abrité 4 années de ma vie, qui a vu défiler les copines, les essayages de robes de soirées, les pots de Nutella engloutis en reniflant, les tentatives d'autobronzants, les fuck friends qui ont émaillée ma vie de célibataire entre l'Infâme F et le docteur G.

Je ne suis plus interdit bancaire. J'ai payé mes timbres fiscaux, j'ai fait amende honorable et j'ai même ouvert un compte épargne pour les impôts.

Je ne suis plus célibataire tendance Miranda (agressive et cynique). Je commence à me faire à l'idée de quitter Paris un jour pour suivre celui que j'aime. Je sais qu'il est malheureux ici. Je sais que l'Océan lui manque.

J'ai appris trop de choses, trop d'évènements ont radicalement transformé ma vie. J'ai appris à être adulte, à ravaler mes soucis parce que ça n'intéresse personne au bureau. J'ai appris à approfondir mes amitiés, à ne plus faire d'achats compulsifs, à apprécier la lingerie, à échanger les pates au beurre contre des restaus avec les copines, à préférer le vin à la vodka.

Demain, ce que je fête, c'est l'épanouissement de ce que j'étais, en germe. Et ce n'est pas ce vilain petit bouton, là, qui va m'empêcher de faire la fête demain soir...

Je veux pas grandiiiiiiiiiiiiiiiiiiir !!!  

07.04.2006

Sun, sun and sun

IIIIIIIIIIIIIIIhhhhaaaaaaaaa!!!

Y'a du soleil comme s'il en pleuvait tsé !!

Je vais bosser en plein jour. Je ne marche plus telle une larve épuisée jusqu'au métro, luttant contre le vent, la pluie, la neige, le verglas et le brouillard.... Je ne suis plus obligée de mettre 50 couches de fringues sur moi pour ne pas risquer le choc thermique, à tel point qu'à la fin mon placard est vide.

Les terrasses sont pleines de gens tout blancs mais tout souriants. Vérifique, à midi je déjeunais avec Paolito le seul, le grand , l'unique, (un jour j'en parlerais) au Café Madeleine et une horde de gens debout squattaient sur le trottoir, attendant que les tables au soleil se libèrent. Limite si tu pouvais boire ton café, c'était presque culpabilisant ...

 Les boutiques SNCF sont bondées de gens qui veulent prendre un train pour avoir l'impression d'être à l'Ile Maurice (nan mais l'effet voyage tsé, les valises, l'exitation tout ça). Véridique, j'ai tenté de prendre des billets de train pour aller voir le docteur G, j'ai pris le ticket 80, on en était au numéro 58.... Heureusement j'ai feinté, j'ai récupéré les tickets des gens qui abandonnaient, du coup je me suis retrouvée numéro 71.

Les choses changent, toutes mes copines ont acheté la crême anti cellulite Liposyne, celle qu'elle est bien pour maigrir des cuisses. Que tu la mets un soir, et que le lendemain tu fais du 36. Wéwé.

A 18h, je trépigne et j'ai envie d'aller marcher le nez au vent et de m'installer en terrasse.

Je suis chaude comme la braise avec le docteur G, enfin c'est lui qui dit ça. Il dit qu'en hiver je vis de tisanes et de DVD, mais qu'en été, je suis une vraie cyberpouffe avec mes sacs à main et mes mini jupes (que je peux pas trop les mettre encore parce qu'il fait maxi 5° tsé).

Comment c'est bonheur moi je vous dis!! Même Big Boss desserre un peu le string. Il fait presque des blagues dis donc. Pourvu que ça dure !!

Ca va donner !! 

 

05.04.2006

Spring frustration

Tout va bien, je vais bien,

Je vais bien, tout va bien.

Il fait enfin beau, le Docteur G est plus in love que jamais, j'ai payé mon loyer d'avril, mon appart est à peu près propre, mes copines sont toujours pareilles...

So what? J'ai l'impression d'avoir envie de quelque chose d'autre mais je ne sais pas quoi. Je ne craque pas devant les vitrines de fringues, je ne peux pas prendre de vacances en ce moment.

Je sais pas, j'ai l'impression d'une formidable énergie contenue, qui ne demande qu'à se déployer mais je ne vois vraiment pas pourquoi...

Oui ok le sexe, ce serait pas mal comme domaine d'extériorisation de l'énergie mais bon le docteur G est en mission (genre super importante, pour le bien de l'humanité, il paraît) en province jusqu'à la fin du mois... Je vais renouer avec les joies de la SNCF, ça faisait longtemps tiens!!

Donc pas le sexe.

Mais alors quoi? Aller clubber comme une folle toute la nuit? Ben ouais mais Big Boss est dans son trip stressé ces temps ci. Toutes les deux minutes il débarque dans mon bureau avec 4 nouvelles idées de ouf, qu'il oublie une heure après. Autant vous dire qu'il vaut mieux que j'ai l'air réactif. On peut faire semblant, mais l'oeil glauque et le cheveu enfumé (grosso modo la tête que j'ai les lendemains difficiles), ça fait moyennement illusion, surtout dans un taf ou 50% du temps consiste à networker avec des coupes de Mercier rosé dans des lieux magnifiques. L'alcool mondain, Big Boss il le repère en 2 secondes chrono...

Je sais pas, help!!

 

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